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#racisme

72 posts55 participants11 posts today

Les Macronistes sont-ils devenus des antifas? L'offensive du camp Attal contre Marine Le Pen dimanche laisse sceptique les observateurs, à droite comme à gauche. Le patron de Renaissance accuse le RN de "cibler les juges". "C'est une manière de s'offrir une stature d'opposants à moindre frais", cingle un député de gauche. Qui rappelle les lois racistes instaurées par le camp présidentiel ou encore les casseroles de Macron...

Il a osé le dire: "Notre plus-value par rapport au RN, c’est sur l’économie", se persuade Ciotti, qui considère que le programme de Marine Le Pen est "trop à gauche", selon Le Figaro. "S’il insiste autant à ce sujet, c’est qu’il sait que sur le régalien, il ne peut pas lutter face au RN. Il en partage les idées mais lui laisse la primauté", observe le journal. Traduction: le patron de l'UDR est aussi raciste et xénophobe...

Toujours pas de reconnaissance du génocide des tsiganes par l’État français.

Et en 2025, l’anti-tsiganisme d’État se porte bien.
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Projet de loi contre les « gens du voyage », la République à l’épreuve

Sous couvert de « réforme de l’accueil », ce texte – soutenu par la majorité gouvernementale, une large partie de la droite et de l’extrême droite – constitue une offensive sécuritaire sans précédent contre les droits des Voyageurs.

blogs.mediapart.fr/les-invites

MediapartProjet de loi contre les « gens du voyage », la République à l’épreuveBy Les invités de Mediapart

🕸glané sur le net🕸 Etats-Unis, Québec et au-delà : Le capital se fascisant réprime de plus en plus les gens opprimés: Dans le sillage du trumpisme, les événements perturbateurs retenant notre attention ne manquent pas. C'est même une tactique de Trump que de créer un chaos médiatique afin de déstabiliser ses adversaires. Au Québec et au Canada s'y ajoutent la guerre des tarifs, les péripéties des Libéraux… europe-solidaire.org/spip.php? #Trumpisme #LGBTQplus #DroitsDesFemmes #Racisme #Discrimination

🕊️ Minuit dans le siècle : un podcast antifasciste ?

Chaque mois, le sociologue Ugo Palheta (CNRS, Cresppa) décortique le fascisme, non par fascination morbide pour les pires tendances de notre monde, mais pour regarder en face le danger, sans jamais séparer cette exploration de la lutte pour un autre monde.

Dans "Minuit dans le siècle", on parle donc des origines du fascisme et de ses transformations, des rapports entre fascisme et police, entre fascisme et racisme ou entre fascisme et colonialisme, de la culture fasciste et des États fascistes, de la manière dont les fascistes investissent aujourd’hui le terrain de l’écologie.

On explorera aussi des insurrections antifascistes du passé, des luttes qui sont menées ici et maintenant, des stratégies qui ont été et sont mises en œuvre par les mouvements antifascistes, des succès comme des échecs.

🎧 Retrouvez tous les épisodes sur Spectre : spectremedia.org/minuit-dans-l

@cnrs @inshs_cnrs @mate_shs_cnrs

Continued thread

DU DEVOIR D'ÊTRE HEUREUX EN OUBLIANT LE RACISME (POUR LES "MIGRANTS") 2/2

"En réponse à ces tests d’identité, nous pourrions dire que le fait d’être rendu heureux par la mauvaise chose (par exemple, être heureux si l’équipe de cricket pakistanaise bat l’Angleterre) ne signifie pas qu’il faut soutenir l’Angleterre d’une autre manière, ne signifie pas qu’il ne faut pas aimer l’Angleterre d’une autre manière. Penser la culture à travers le prisme de la migration pourrait même nous aider à penser différemment le bonheur et l’identité. Si la migration est dévoilée (unfolding) comme faisant partie de l’histoire de la culture, plutôt que comme quelque chose qui arrive à la culture (rather than something that happens to culture), alors la culture devient ce qui se révèle au fil du temps (then culture becomes what unfolds over time). Si la culture est ce qui se révèle en se déployant, partager quelque chose ne dépendrait pas d’être forcément orienté vers les mêmes directions (on being directed in the same way). Nous pourrions construire à partir d’un sentiment d’appartenance plus lâche (a looser sense of being together), où nous ne serions pas obligés de placer nos espoirs de bonheur dans les mêmes choses.
Bien entendu, un tel modèle plus souple d’appartenance nationale peut facilement être décrit en termes de multiculturalisme libéral, qui autoriserait des différences idiosyncrasiques au niveau national. Nous devons faire plus que diversifier les choix d’objets heureux. Après tout, la lutte politique autour de l’appartenance nationale existe parce que certains objets heureux sont considérés comme trop compromettants, comme renonçant à l’idée même de qui ou de quoi est le sujet national. Certains objets heureux – on peut penser au turban ou à la burqa – deviennent la cause du malheur national non pas simplement parce qu’ils ne peuvent pas exister aux côtés des objets heureux de la nation, mais parce qu’ils sont saturés d’histoires malheureuses, comme des histoires d’empire qui ont été effacées au nom du bonheur (national). Les objets deviennent malheureux lorsqu’ils incarnent la persistance d’histoires que le bonheur ne peut effacer. Reconnaître le malheur, ce serait explorer comment la diversification du bonheur n’élimine pas et ne peut pas éliminer l’antagonisme de la mémoire politique, qui est à la fois le présent du temps national. Nous reconnaîtrons l’impossibilité de mettre certaines histoires derrière nous ; ces histoires persistent, et nous devons persister à déclarer notre malheur face à leur persistance."

#Racisme
#SaraAhmed

DU DEVOIR D'ÊTRE HEUREUX EN OUBLIANT LE RACISME (POUR LES "MIGRANTS") 1/2

Il existe de multiples portes d'entrée dans l’œuvre pléthorique (et d'une qualité constante) de Sara Ahmed (que je tiens pour l'autrice d'une des philosophies les plus importantes de notre temps)

Dans son livre paru en 2010, The Promise of Happiness (Duke University Press), elle explore la question du bonheur considéré comme un impératif, qu'on entend par exemple dans les expressions familières : « Je veux juste que tu sois heureux » ; “Je suis heureux si tu es heureux” (typiques des formules "performatives" chères à J.L. Austin)

On peut ainsi parler d'un devoir de bonheur (Duty of happiness) assigné à tout un chacun, certes sous des formes et des intensités différentes, mais qui toutes supposent qu'on s'oriente "correctement" en suivant les chemins de vie qui "promettent" le bonheur, la vie bonne (et en évitant les chemins de traverse, les déviations queer, ou, comme on le verra dans l'extrait ci-dessous, les attachements "culturels" mélancoliques). Elle s'inspire ici des critiques féministes, antiracistes et queer qui ont montré comment le bonheur est utilisé pour justifier l'oppression sociale et comment la remise en question de l'oppression "provoque" le malheur. On voit déjà s'affirmer la figure qui la fera connaître auprès d'un plus large public : celle de la féministe rabat-joie (killjoys feminist).

Note avant lecture : Il faut comprendre l'emploi du mot "migrant" ici à la manière dont en parle Fatima El Tayeb, dans un livre qu'elle a publiée peu après celui de Sara Ahmed, European Others. Queering Ethnicity in Postnational Europe (University of Minesota Press, 2011) : "...des termes tels que « migrant de troisième génération », « intégration » et « xénophobie » suggèrent que ces populations restent en permanence des « étrangers venus d’ailleurs »"

outsiderland.com/danahilliot/l

Je traduis ici la conclusion du chapitre 4 de Sara Ahmed sur les "migrants mélancoliques'" ("Melancholic Migrants") :

"Pourtant, l’intégration demeure un idéal national, une manière d’imaginer le bonheur national. Les migrants, en tant que citoyens potentiels, sont donc de plus en plus liés par le devoir de bonheur (the happiness duty) qui leur incombe « de ne pas parler du racisme » au présent, de ne pas parler du malheur des histoires coloniales, ou des attachements qui ne peuvent s’accommoder (be reconcilied) dans la diversité colorée de la nation multiculturelle. Pour les migrants, le devoir de bonheur consiste à raconter une certaine histoire sur leur arrivée en tant que bienfait, ou sur le bienfait de leur arrivée. Le devoir de bonheur est un devoir positif de parler de ce qui est bon, mais il peut également être considéré comme un devoir négatif de ne pas parler de ce qui n’est pas bon, de ne pas parler du malheur. C’est comme si vous deviez vous libérer de la douleur du racisme en vous libérant du racisme comme moyen de comprendre cette douleur. C’est comme si vous aviez le devoir de ne pas être blessé par la violence qui vous est faite, de ne même pas la remarquer, de la laisser passer, comme si elle passait à côté de vous. Parler en étant conscient de ces histoires, et en étant conscient du racisme, c’est devenir un étranger affectif (an affect alien). Les étrangers affectifs peuvent accomplir des choses avec des affects étrangers, et accomplir des choses que nous devons faire (do things we must).

En même temps, ma critique du devoir de bonheur est plutôt porteuse d’espoir. J’ai suggéré que les communautés affectives prennent forme grâce à une orientation commune vers certaines choses considérées comme bonnes. L’expérience de la migration rend explicite le fait que nous occupons toujours plus d’une communauté ; si la possibilité que nous occupions plus d’une communauté est structurelle, alors même une communauté implique l’expérience de plus d’une communauté. Pour ceux d’entre nous qui sont conscients d’être attachés à plus d’une communauté, il peut sembler que l’on puisse être pris en défaut, que l’on veuille des choses qui sont opposées les unes aux autres. Le test classique qui oppose les formes d’allégeance multiples (“more than one” forms of allegiance) est le test du cricket, qui est aussi un test de citoyenneté et un test de bonheur : qui soutiendriez-vous si l’équipe anglaise jouait contre la nation dont vous êtes originaire ? Ce test vous donne le choix et suppose que votre choix de bonheur révèle votre véritable identité, une sorte de récit de coming-out. Si la victoire de l’Angleterre me rend heureux, alors je serais anglais. Si la victoire de l’autre équipe me rend heureux, alors je serai autre (other), et non anglais.

==>> suite ci-dessous ==>>

Soutien aux associations de Voyageurs, Forains et Circassiens qui se mobilisent contre la proposition de loi Albertini, un texte répressif et contraire aux droits fondamentaux.

- blogs.mediapart.fr/les-invites

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Message de William Acker: bsky.app/profile/rafumab.bsky.

Projet de loi contre les "gens du voyage", la République à l'épreuve.

Une tribune signée par les associations de Voyageurs, Forains et Circassiens pour s'opposer à la proposition de loi Albertini et qui demandent au monde du Voyage de se préparer à la mobilisation
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MediapartProjet de loi contre les « gens du voyage », la République à l’épreuveBy Les invités de Mediapart
Replied in thread

@englishroses_ @merling
#racisme
Personnellement je suis interloqué par cette demande

la première compétence demandée est d'être racisé...
et donc intègre de facto un critère raciste comme valide
drôle de critère!

On va me traiter de tous les noms, c'est clair mais
Être antiraciste, pour moi,
c'est justement exclure les critères racistes de ses choix

Ne venez plus vous plaindre que, au cinéma,
les bourgeois et les flics sont blancs et
les truands sont beurre ou black
c'est pareil à l'envers

Il a été très peu question, dans les médias et dans la parole des politiques, du bombardement systématique des lieux de savoir à Gaza : toutes les universités, bibliothèques, musées, lieux patrimoniaux, écoles, lycées, etc., ont pourtant été détruits. On n'a pas vu le programme PAUSE ni les collègues des universités françaises ou du CNRS s'inquiéter, ni se mobiliser, à de très rares exceptions près, généralement individuelles, et plus rarement (voire jamais) institutionnelles. Cela tranche fortement avec l'empressement mis à soutenir moralement et matériellement les universitaires états-uniens qui sont pourtant encore vivant.es, certes menacé.es dans leur liberté académique, mais pas dans leur vie. On voit bien, finalement, que derrière les discours médiatiques et universitaires présentant les sciences comme un rempart face à l'obscurantisme et comme un pilier de la démocratie face au fascisme, ce qui résiste, c'est encore et toujours un profond racisme structurel anti-arabe, un imaginaire colonial très bien implanté dans les cerveaux des intellectuel.les français.es pour qui, la démocratie et la vie tout court, ce sont finalement des trucs de mecs blancs des pays du nord, mais ça ne concerne ni les noirs, ni les arabes, et surtout pas les pays considérés comme "musulmans". Réfléchissez-y bien avant de courir soutenir, avec des trémolos dans la voix, nos "libertés académiques menacées par la folie fasciste", et regardez-vous dans un miroir, chères et chers collègues : vous êtes vous mobilisé.es pour Gaza ? Non ? Alors fermez-la et courez vous cacher dans vos niches ! Et si comme moi et quelques rares autres vous avez tenté, certes sans grand résultat, de manifester votre soutien, hé bien je vous en remercie au nom des milliers d'universitaires et étudiant.es (mais aussi journalistes, médecins, etc.) assassiné.es à Gaza avec la complicité des intellectuels européen.nes. aurdip.org/la-guerre-cachee-co #Gaza #educide #genocide #Trump #science #USA #racisme #colonialisme #universite #universalismeadeuxvitesses

aurdip.orgLa guerre cachée contre l’enseignement supérieur : pour démasquer l’ « éducide » à Gaza – Aurdip