Conclusion : quoique le système de santé japonais soit généralement considéré comme de bon voire très bon niveau, si vous êtes un peu allergique à la paperasserie et si vous ne voulez pas vous rendre malade… ne soyez pas malade au Japon.
🔚

En France, la plupart des pharmacie sont robotisées : un robot en réserve fournit les boîtes au pharmacien, qui vous les remet. Au Japon, comme toujours, la technologie a quelques décennies de retard, et on peut voir derrière le comptoir plusieurs humains s'affairer, chercher les bonnes boîtes, puis les ouvrir, les découper en petits morceaux, avant de les amener. D'où les 10 minutes par client ⏳…

Un certain temps plus tard ⏳, on vous rappelle, et on vous fournit les médicaments : comme en Chine, ils sont fournis en nombre exact, sans boîte, mais avec notice (en anglais, d'ailleurs !).
Gros avantage contre le gaspillage (ou pour éviter d'engraisser des labos pour rien) ; par contre, vous n'avez pas intérêt à perdre de granule sous peine de reprendre le processus en clinique à zéro…

Ensuite, on attend. Comme il faut compter facilement 10 minutes par client devant vous, ça peut durer un certain temps. Heureusement, un panneau vous informe du temps d'attente en temps presque réel (panneau fait avec du papier, sinon ce ne serait pas drôle).
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Munie de votre ordonnance (en japonais), vous vous rendez donc en pharmacie. La première fois, vous devez acheter un carnet de pharmacie, où les pharmaciens noteront les médicaments achetés.
(Hey, pourquoi se passer de papier alors qu'on peut en utiliser…? (on est au Japon))

On fait la queue une première fois, on donne son ordonnance, son carnet de pharmacie, et sa carte de NHI, et on retourne s'asseoir.

Parlons enfin pharmacie ⚕️.
Certaines pharmacies vous offrent thé et café (d'abord on se dit 😍, puis on comprend que c'est parce que ça va être long, et là on se dit 😖), et toutes vendent des cigarettes (oui oui, d'abord on n'y croit pas, puis on se dit 🤨🤯😵👿☠️).

Ensuite, à St Luke du moins, tout demande plein de paperasse (on est au Japon) mais est relativement efficace au final. On se promène donc de service en service avec sa petite pile de formulaires à cocher/signer/remplir/remettre/reprendre. En partant, on n'oublie pas de payer (en liquide bien sûr – on est au Japon, n'oublions pas).
Donc ce qui aurait pris 20mn + 10mn en France (voir votre médecin traitant et faire des analyses) prend à peine une petite demi-journée ici. Plutôt pas mal.

Quand on rentre dans une clinique, il faut généralement payer 5000円 (non remboursés) en plus du prix de la consultation, frais qu'on ne paie pas chez le médecin, mais inévitables pour un gaijin pour les raisons susmentionnées.
Ces frais impliquent la fabrication d'une carte et d'un dossier (et ne sont payables qu'à la première consultation).

La seule solution potable à Tokyo semble être (vous pouvez fav' 💫🔖) : l'hôpital international Saint-Luc (St. Luke's International Hospital).
Non seulement les médecins parlent anglais, mais l'administration aussi ou, si non, ils vous tendent un téléphone avec un traducteur venant d'un autre service.

Il faut donc se rendre en clinique ou hôpital.
Là encore, la langue sera une difficulté. Dans une clinique soi-disant internationale recommandée par l'administration japonaise, personne ne parlait anglais, et même les indications sur les panneaux était exclusivement en japonais. Le médecin baragouinait bien deux mots d'anglais, mais peu évident pour une consultation médicale.

Ensuite, quand on a un petit souci de santé (ça m'est arrivé quelques fois 😨🤢🤧😷🤒🤯), tout se complique pour un gaijin. Aller chez un médecin de quartier est exclu, puisque aucun ne parlera le moindre mot d'anglais (je n'ose même penser au français)…
Il existe bien quelques rares médecins internationaux, mais qui coûtent la peau des fesses : une consultation obligatoire pour un certificat médical en fin de séjour m'a par exemple coûté plus de 12000円 (110€) pour 10 minutes… non remboursable ici…

En fait, j'ai appris seulement récemment que c'est faux : il existe un plafond de dépenses mensuelles (environ 80000円) au-delà duquel tout est remboursé. Donc pas de crainte en cas de grosse dépense pour un pépin de santé très sérieux. (Il faudra tout de même avancer les sous… en liquide bien sûr – on est au Japon, n'oublions pas.)

Si j'ai bien compris, les mutuelles sont rares (voire inexistantes) et, lorsque j'ai demandé à mes collègues se qui se passerait si je devais payer une gigantesque facture, tout le monde m'a rassuré… en me disant que je pourrais étaler le paiement sur plusieurs années 🤦‍♂️

Chouette perspective.

…mais la NHI (c'est exactement pareil pour l'autre système) ne couvre que 70% des dépenses.
Avantage néanmoins : on ne paie « que » 30% des dépenses en cash sur place, et non 100% pour se faire rembourser ensuite, comme souvent en France.
Par contre, on ne se fait donc pas rembourser le reste 😶

Ironiquement, quoique salarié, on m'a mis d'office à la NHI puisque, mon salaire étant versé en France, le Japon me considère comme non-payé.
Je payais environ 5000円 par mois (soit 40€), ce qui est raisonnable.
Mais…

Parlons déjà assurance. Quand on réside au Japon (hors courts séjours, bien sûr), il est obligatoire de s'inscrire à une sécurité sociale locale. Il en existe deux types :

1. La 国民健康保険 (kokumin kenko hoken), Japanese National Health Insurance (NHI), généralement celle des non-travailleurs ou étudiants ;

2. La 健康保険 (kenko hoken), Japanese Health Insurance, généralement celle des travailleurs.

Allez, je profite de me remettre d'une grosse fièvre pour vous parler de la santé au Japon. ⚕️🇯🇵

Évidemment, comme n'importe quoi d'autre au Japon, la santé ici, notamment quand on est étranger, est forcément un peu plus compliquée qu'ailleurs.

« Passez à l'ouest ! » Le slogan de la Bretagne pour les 30 ans de la chute du Mur de Berlin, fallait le trouver 🤣
passezalouest.bzh/

Donc si je comprends bien, toute l'année où j'étais à Tōkyō, le Stade Rennais gagnait tous ses matchs avec un superbe parcours en Europa League et une coupe de France, et maintenant que je suis revenu, Rennes perd tout et se fait éliminer de l'Europa League de la pire des manières au fin fond de la Roumanie 😭😭😭

Les Bretons en bonne voie pour obtenir leur emoji gwen-ha-du ?
Contrairement au titre racoleur (BFMTV, hein…), le processus n'est pas en bonne voie, mais va prochainement démarrer auprès du consortium Unicode.
bfmtv.com/tech/les-bretons-en-

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