Petit rappel : qui que tu sois, quoi que tu fasses, tu dois TOUJOURS te rappeler des fondamentaux.
La couleur de la peau d'une personne détermine ses capacités. Obligé.
Surtout pas son vécu, ses expériences, ses actions individuelles, teuteuteu.
LA COULEUR DE SA PEAU ON VOUS DIT !

-_-

@petitevieille ce genre de message (pas le tien hein) ça me donne toujours envie de répondre : et les juifs alors ?

@Roka
Ben tu peux pas comprendre l'antisémitisme si tu n'es pas juif. Il ne faut surtout pas essayer !

À sa décharge, son propos était centré sur l'expression des uns au nom des autres, comme si un "blanc" voulait systématiquement monopoliser la parole à la place des non-blancs. Ce genre de raccourci sert de prétexte au cloisonnement façon "non-mixité".

C'est une régression terrible. Que les gens se parlent ENSEMBLE, pas chacun dans son coin !

@Roka
Si un individu se comporte mal, monopolise la parole pour dire des bêtises, on juge ses propos en tant qu'individu.
Conclure par réflexe que, NÉCESSAIREMENT, toutes les personnes ayant en commun avec cet individu la couleur de sa peau va, je répète NÉCESSAIREMENT, tomber dans le même travers est d'une absurdité absolue. C'est la négation de la possibilité de comprendre autrui et une généralisation inacceptable, le même mécanisme mental qui mène au racisme.
Les gens ne sont pas des clichés.

@petitevieille je ne pourrais pas être plus d'accord avec toi. Ce genre de discours sur la non mixité je trouve ça vraiment effrayant.

@Roka Hello je me permet de réagir car comme je disais à @petitevieille j'ai eu la même réaction hier mamot.fr/@matiu_bidule/1005952
Et
mamot.fr/@matiu_bidule/1005980

Or à mon avis attention néanmoins à ne pas tout mélanger. L'exemple de la non mixité dans une lutte est différent.
Dans le premier cas (le pouet de départ) on te dit que ton opinion est invalide. C'est idiot et faux.
(1/x)

@Roka @petitevieille
(2/x) dans le cas d'une réunion non mixte on te dis :"désolé on ne parle pas aussi librement en ta présence".
Je trouve que c'est un argument audible si tu transpose à d'autres luttes: des ouvriers ne parlerons pas librement dans une réunion syndicale en présence d'un représentant du patron, par exemple.

@matiu_bidule

@Roka

Ce point est intéressant.

Il pose la question de QUI est perçu comme frein à la sérénité.

Un représentant du patron est individuellement perçu pour ce qu'il est : un représentant du patron. Logique.

Si un mec habillé en costard est exclu, peu importe qui il est, sur la base de son apparence qui laisse penser qu'il est un représentant du patron, c'est différent.

Or c'est ce qui est proposé. Exclure par principe toute personne blanche sans chercher à savoir qui elle est.

@matiu_bidule @Roka
Dans l'exemple du gars en costard, si c'est un syndicaliste endimanché pour une réunion, c'est trompeur.
Si le mec blanc dans une réunion non-mixte consacrée au racisme est un militant antiraciste, le vider est absurde.
Entretenir l'idée que tout homme blanc est par définition un frein, c'est cultiver de mauvaises idées.
Jugeons les individus. Si un connard vient foutre la merde dans une telle réunion, il dégage. Blanc, noir, vert, je m'en fous, il dégage. Les autres restent.

@petitevieille @Roka
Oui, sauf que dans l'exemple syndical, l'élément discriminant est l'appartenance à une catégorie sociale. Tu peux être ouvrier et porter un costard.
Dans le cas d'une lutte anti-raciste, c'est différent: tu ne peux pas être blanc et *subir* le racisme. Tu peux le comprendre et lutter contre avec toute la sincérité du monde, mais pas le subir. D'où le besoin de parfois parler entre personnes qui subissent la même chose.
De même que les ouvriers ont besoin de parler entre eux

@matiu_bidule

@Roka

C'est le coeur du débat.

Faut-il subir des choses soi-même pour ressentir sincèrement l'effet que cela fait ?
À partir de quel degré de proximité considère-t-on qu'on est impacté par des saloperies ?

@matiu_bidule @Roka
Anecdotes :
- se faire virer d'un commerce parce qu'on a le tort d'être un "couple mixte"
- entendre des passants dire, pour les mêmes raisons, que "y'a des gens on sait pas ce qu'ils sont"
- récupérer ses enfants en pleurs parce qu'on leur a dit qu'ils avaient des cheveux moches à l'école…
Etc.

Qu'on ne ne dise pas que je ne ressens pas les choses. J'y suis confronté, directement. Et le fait de ne pas les subir quand je suis seul met précisément en lumière le phénomène.

@petitevieille @Roka
Effectivement mais là c'est pas comparable. On pourrait dire que tu es racisé par assimilation, en quelque sortes 🤔

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@matiu_bidule

@Roka

Chaque situation est unique. C'est justement pour ça que je conteste les raccourcis généralisants quand il s'agit d'appliquer un traitement à un individu. ;)

Analyser des grandes tendances, sans en faire un critère d'action pour une personne, pas de problème. Il faut bien faire de la sociologie.
Mais on ne gère pas un individu comme on analyse un groupe social.

Quand je refuse les généralisations, on me rétorque que la sociologie le fait… mais c'est un autre usage.

@petitevieille @matiu_bidule

Je n'étais pas présent mais j'ai lu avec intérêt donc merci de cette discussion.

Personnellement je trouve que la non mixité est un remède nocif car ça amène à faire des classifications des gens que je réprouvent. Je comprend qu'on en ressente le besoin mais si on dépasse cette question émotionnelle on se rend rapidement compte que ce n'est pas sain comme idée. Du coup je me range plus du côté de @petitevieille

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