En décembre, en enquêtant sur le déploiement de de la reconnaissance faciale en France, j'apprenais que Marseille était en train de déployer la vidéosurveillance intelligente.

telerama.fr/medias/reconnaissa

Aujourd'hui, @LaQuadrature et la Ligue des droits de l'homme attaquent le dispositif devant la justice administrative.

telerama.fr/medias/deux-associ

RT @oliviertesquet@twitter.com

La Voix du Nord se penche sur les caméras de surveillance dernier cri offertes par Huawei à Valenciennes.

Depuis quand les services de renseignement sont-ils chargés de déterminer si une municipalité respecte les libertés publiques ?

lavoixdunord.fr/694140/article

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⚠️ C’est le jour J : A la trace, la somme de mes pérégrinations sur les nouveaux territoires de la surveillance, celle qui cherche à se rendre invisible et insaisissable, est en librairie.

Je suis excité, anxieux, et je le laisse désormais entre vos mains.

Les bonnes feuilles - sous la forme d'un chapitre sur les courtiers en données - sont à lire chez @slatefr : korii.slate.fr/tech/a-la-trace

RT @oliviertesquet@twitter.com

[THREAD] Dans son rapport annuel, le @AINowInstitute@twitter.com recommande l'interdiction des technologies de détection des émotions. Elles sont moins visibles que la reconnaissance faciale mais présentent de graves dangers en convoquant de mauvais souvenirs.

ainowinstitute.org/AI_Now_2019

🐦🔗: twitter.com/oliviertesquet/sta

Je terminerai en laissant la parole à Castoriadis : "Le chemin du progrès est de moins en moins celui d’un souhaitable quelconque, et de plus en plus celui du simplement faisable" (Le monde morcelé, 1990). Dans la ville contemporaine, quel itinéraire souhaitons-nous emprunter ?

C'est d'ailleurs le sens de la campagne @technopolice lancée par @LaQuadrature : cartographier sur le territoire hexagonal ces nouvelles expérimentations sécuritaires. technopolice.fr/

Mais nous aurions tort de penser que les mini-ministres de l'Intérieur de la région Sud ont le monopole de ces aventures : à l'approche des municipales, des dizaines de communes françaises veulent leur centre de supervision urbain, poste de pilotage de la safe city.

Comme le rappelle le sociologue Laurent Mucchielli, c'est une fuite en avant : les chiffres montrent que la vidéosurveillance ne fait pas reculer la criminalité. Qu'à cela ne tienne, greffons-y des logiciels !

site.ldh-france.org/nice/2019/

Nice multiplie les expérimentations, et a signé cet été une convention avec Thales pour créer "un Waze de la sécurité". De son côté, Marseille est en train de déployer un "Big Data de la tranquillité publique" et automatise ses caméras de vidéosurveillance.

La safe city, ses capteurs, ses tourelles, ses caméras plus ou moins intelligentes, sa reconnaissance faciale, c'est avant tout une militarisation de l'espace public où, comme l'écrivait récemment un chercheur australien, "tous les habitants sont des ennemis en puissance"

A Milipol, la kermesse de la sécurité, un ponte de Thales, leader sur ce marché bourgeonnant, a bien résumé sa vision des choses : le futur urbain est DANGEREUX, et les ordinateurs sont indispensables pour gouverner la ville de demain.

Aujourd'hui, on ne peut parler de l'imposition de la reconnaissance faciale sous l'impulsion des industriels et des pouvoirs publics sans évoquer une nouvelle politique de la ville : la safe city

telerama.fr/medias/safe-city-c

C'est tout pour aujourd'hui, mais j'aurai l'occasion d'y revenir demain, avec un deuxième tome consacré exclusivement à la safe city, cette mise sous contrôle programmée de la vie de la cité.

Marseille, par exemple, commencera d'ici la fin de l'année à automatiser son parc de 1800 caméras pour les rendre "intelligentes". Ce n'est pas (encore) de la reconnaissance faciale, et c'est la raison pour laquelle la municipalité n'a pas cru bon d'aviser la CNIL. Oups ?

Les villes, qui ont embrassé la vidéosurveillance depuis 15 ans, réclament une attention particulière parce qu'elles spatialisent ces nouvelles aventures biométriques. L’espace urbain, la safe city comme on dit, doit devenir un laboratoire, et ceux qui le peuplent, des cobayes.

Résultat, tandis que San Francisco ou Portland interdisent la reconnaissance faciale, la France s'y accroche. Pour @felix de @LaQuadrature, il existe un seul moyen pour contester ce nouveau régime de pouvoir : tout arrêter, et réfléchir aux conséquences.

La @CNIL, dont l'avis préalable n'est plus obligatoire depuis l'entrée en vigueur du RGPD, est embêtée. D'une main, on lui demande d'assumer son rôle de gendarme de la vie privée. De l'autre, d'offrir un bac à sables aux industriels pour qu'ils s'y ébrouent. Et ceux-ci poussent.

C'est d'autant plus opaque que les dispositifs de reconnaissance faciale, qui fonctionnent grâce à des réseaux de neurones, sont très difficiles à auditer. A quoi bon ouvrir la boîte noire si elle est illisible ?

On parle souvent - à juste titre - des biais discriminatoires et des erreurs de la reconnaissance faciale. Mais il ne faut pas oublier un autre danger mortel : la puissance du marketing. Exemple parfait avec l'expérimentation menée pendant le carnaval de Nice en février.

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