(même si on n'est pas vendredi)



C'est cadeau, cet extrait de "Identification des schémas" de W.Gibson, relevé dans un article de recherche, et qui me semble mériter toute notre attention.

Pas de pour moi aujourd'hui car je n'ai pas terminé ma lecture, mais en attendant je vous soumet cette affiche que j'imagine bien en slogan officieux de 😀


Terminé aujourd'hui (je sais on n'est pas vendredi) "Capital et idéologie" de Thomas Piketty.

L'ensemble est impressionnant pour la masse de travail de fond.
Moins surprenantes sont les conclusions comme on pouvait s'y attendre poliment réformistes (et pourtant si elles étaient appliquées ce serait déjà énorme !)
Il a aussi forgé un concept que j'aime beaucoup celui de "gauche brahmane" pour désigner les partis de gauche qui rassemblent les électeurs diplômés. Assez bien vu.


Suite de ma lecture de Piketty, avec un passage très intéressant sur le décrochage entre revenus du capital et revenus du travail face à l'impôt.
Et je découvre en passant ce terme anglo-saxon formidable de "unearned income" Vs les "earned incomes" qui peut se traduire littéralement par "revenus non gagnés" pour parler du capital, et montrer à quel point ces gens là sont les véritables parasites.


Bon j'ai commencé le "Capital et idéologique" de Piketty, ça va être long comme lecture...

Mais bon déjà dès le premier jour, une petite tarte dans la gueule pour tous les libéraux obsédés par l'impôt et le modèle américain (coucou E.Macron qui supprime l'ISF) :

Aux Etats-Unis, des taux de 80% ont été appliqués sur les revenus les plus élevés durant près d'un demi siècle sans que cela ne conduise à la destruction du capitalisme étasunien.

Et sinon pour un plus littéraire, je peux vous parler vite fait de "Pierrot mon ami" de Raymon Queneau, petit roman facile à lire et sentant bon le vieux Paris mythique, la gouaille et le bon populo de la porte Maillot au quai d'Issy. C'est mignon, farfelu juste ce qu'il faut.

Un premier non littéraire, c'est la fin annoncée du blog du Groupe Jean-Pierre Vernant, et son dernier article.
groupejeanpierrevernant.info/#

Attention, c'est pas rigolo, rigolo, mais c'est vraiment indispensable.

( même si on n'est pas vendredi)

Ce matin je suis tombé sur ce tweet de @fabricearfi
J'ai immédiatement pensé à ce bouquin.
Et depuis j'ai comme une boule dans la gorge ...


J'avais découvert Gérard Mordillat en 2003 avec " Comment calmer m. Bracke" une histoire délirante sur le managerisme et le capitalisme qui m'avait laissé un bon souvenir.
Je le retrouve 15 ans plus tard avec "La tour abolie", presque le même sujet, La Défense, son capitalisme prédateurs et son management à base de néo (fasciste, libéral, etc, c'est la même chose).
Entre les deux on gagne en violence trash ce qu'on a perdu en surréalisme. Ça finit mal, c'est bien.


La Fontaine Pétrifiante - Christopher Priest

Paradoxalement je termine par le début puisque c'est le premier roman mettant en scène l'Archipel du rêve. Du coup je l'ai moins apprécié car l'univers en question, même s'il est étonnamment riche dans ce premier roman, ne donne sa pleine mesure que dans les suite "L'Archipel du Rêve" et surtout mon favoris "Les Insulaires" qui reste ma recommandation favorite pour cet auteur (avec dans un autre genre Le Monde Inverti).

Un double
Thème commun : le voyage dans le temps (bon en fait c'est voyage ou boucle temporelle)
Origine : Anglais et Japonais
· "Sans parler du chien" de Connie Willis
· "All you need is kill" de Hiroshi Sakurazaka
Le premier était agréable et prenant jusqu'au bout sans être révolutionnaire.
Le second était plus original je connais beaucoup de fantastique/weird mais très peu de pure SF/aliens japonaise c'était très bon. L'adaptation cinéma en devient nullissime comme d'habitude

Deux livres ce vendredi:
"Sayonara Gangster" de Genichiro Takahashi
"La guerre des bulles" de Kao Yi-Feng

Points communs : littérature asiatique (Japon et Chine) et surtout, littérature très weird, des irruptions du fantastique dans le quotidien qui m'ont beaucoup fait pensé à Boris Vian époque "L'automne à Pékin".
Je crois que j'ai préféré "La guerre des bulles" quand même, car l'intrigue est assez accrocheuse, en plus des cotés surréalistes.

2/2 du coup, mon vrai ce sont deux auteurs juifs pour toujours dans mon panthéon personnel :
· Shalom Auslander pour "Les lamentations du prépuce" qui est un des livre les plus drôle que j'ai jamais lu.
· Jonathan Safran Foer qui est un véritable génie, ses livres sont tous fabuleux dans leur genre, fins, délicats, enlevés, que du bonheur de lecture.


Une fois n'est pas coutume c'est pour déconseiller un livre mais comme je l'ai vu en avant sur de nombreuses tables de libraires, c'est pour vous éviter une déconvenue:
Terminus Berlin de Edgar Hilsenrath
C'est mal écrit, les motivations du personnage sont brouillonnes voir incohérentes, la ligne narrative inexistante, rien à sauver, même pas les descriptions trop rapide de Berlin, ville que j'aime tant.
Mais la littérature juive ça peut aussi être fabuleux, du coup,
1/2


American Elsewhere de Robert Jackson Bennett

Excellent moment de lecture quelque part entre Lovecraft et X-files. Une héroïne badass et attachante, des tentacules et des dimensions parallèles, un laboratoire secret et des personnages tout droit sortis du clip de Black Hole Sun, bref, un bouquin flippant et génial à la fois.
(Tiens, on s'en refait un petit coup, pour la peine).
youtu.be/3mbBbFH9fAg

Pas encore terminé mais c'est une telle claque que j'avais envie de vous en parler dès ce vendredi

Stefan Spjut - La chasseuse de Trolls

Ca commence comme un polar, ah, non, du fantastique, ah, non du polar en fait, ah mais non du weird fantasy...
Donc un mélange de tout ça, parfois suspens, parfois lugubre et poisseux à souhait, dérangeant et attirant.
Il me tarde de connaitre la fin mais je sais déjà que je ne serai pas trop rassuré lors de mes prochaines sorties en forêt.


"Désordre" de Leslie Kaplan

ALERTE: livre à lire *impérativement*
50 pages, le temps d'un trajet de métro. Ça faisait des siècles que je n'avais pas eu le sourire à ce point avec un bouquin. À tel point que je l'ai relu le lendemain.
Une jubilation sans pareil à imaginer des victimes du quotidien, des dominés de tous les jours qui se mettent à assassiner des dominants.
Ça vaut tous les "Crépuscule" et les "Comité Invisible" c'est un pur bonheur parce que

2/2


[...]
La pire guerre qui a été faite à l'autogestion a été de la pirater par le néomanagement, d'en récupérer une partie du vocabulaire émancipateur pour en concevoir la pire machine à asservir à l'ordre gestionnaire."

Voilà pourquoi je pense que l'autogestion est le concept d'avenir qu'il faut promouvoir.
Ca va me faire ma journée.

d'un livre que je n'ai pas lu, donc ce serait plutôt

"La société ingouvernable" de Grégoire Chamayou
parce que @gjpvernant en dit beaucoup de bien et notamment ceci qui a fait tilt dans ma petite tête :

"ce qui était devenu insupportable aux détenteurs du capital financier, c'est l'idée d'autogestion.
[...]

1/2


Du recueil des " Cinq nô modernes " de Yukio Mishima je retient surtout l'introduction incroyablement érudite de Marguerite Yourcenar.
Les Textes de Mishima ici sont dur, violents dans les sentiments exprimés et extrêmement amers, à mon goût, mais sans aucun doute d'une immense finesse, dont je n'ai probablement perçu que la surface.
De Mishima, j'avais gardé un excellent souvenir du "Pavillon d'Or".

Show more
La Quadrature du Net - Mastodon - Media Fédéré

The social network of the future: No ads, no corporate surveillance, ethical design, and decentralization! Own your data with Mastodon!