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Cet appel ultime de Trump à la rue faisait suite à la « défection », contrainte par le 12e amendement et l’« Electoral Count Act » de 1887, de son vice-président Mike Pence. Ce dernier a fini par reconnaître au matin du 6 janvier qu’il n’avait aucune autorité pour invalider de lui-même les votes de grands électeurs à comptabiliser.

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Cet assaut meurtrier sur le Congrès ne doit rien au hasard. À court terme, il a fait suite à un appel explicite du Président Trump, quelques heures plus tôt, à ses partisans pour qu’ils ne reconnaissent jamais le résultat de l’élection, qu’ils fassent preuve de plus de force pour combattre et qu’ils marchent vers le Capitole, le bâtiment qui accueille le Congrès des États-Unis, à savoir le Sénat et la Chambre des représentants.

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Sauf que tout cela est advenu après l’impensable: une insurrection factieuse de milliers de partisans de Donald Trump contre le Congrès qui a dû se claquemurer face à l’invasion des assaillants, produisant des images de chaos inédites dans l’histoire de la démocratie américaine. Et pour finir, après le rétablissement de l’ordre en cours de soirée, les policiers ont fini par dénombrer quatre morts, dont une femme abattue à l’intérieur du Capitole par la police du Congrès.

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Et ce par 306 grands électeurs contre 232 pour le Président sortant Donald Trump. Ce qui était connu depuis le 14 décembre dernier et le vote des grands électeurs dans les cinquante États ne devait constituer qu’une formalité, dont Donald Trump a pris lui-même acte, admettant la transition du pouvoir le 20 janvier prochain – même s’il ne reconnaît toujours pas avoir perdu, bien au contraire.

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Trump, la peine Capitole

Sidérante et inédite, l’attaque du Congrès vient conclure quatre années d’un mandat passé à démolir systématiquement la démocratie.

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Enfin. Ce jeudi 7 janvier, au petit matin, le Congrès a certifié, sous la direction de l’actuel vice-président Mike Pence, la victoire du démocrate Joe Biden et de sa colistière Kamala Harris lors de la présidentielle américaine.

En 2017, c’est un certain Joe Biden qui renvoie dans les cordes les représentants démocrates contestant oralement l’élection de Donald Trump d’un «l’élection est finie».

En tout et pour tout, il n’y a eu que deux cas de débats à la suite d’objections écrites depuis 1887.

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La probabilité d’un tel enchaînement d’événements explique que, depuis 1887, de tels votes soient restés rarissimes. La plupart du temps, les objections restent purement verbales et sont repoussées comme non recevables par le vice-président.
On a pu ainsi assister dans l’histoire à des moments spectaculaires de courtoisie démocratique. En janvier 2001, Al Gore rejette avec fermeté les objections en sa faveur de ses collègues démocrates de la Chambre.

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Si un représentant et un sénateur signent des objections écrites aux votes de certains grands électeurs, cela force les deux chambres à se retirer pour débattre de ces objections puis à voter après ce débat sur leur validité.
Et pour que le Congrès en vienne à refuser les grands électeurs concernés, il faut donc que les deux chambres aient voté séparément et à la majorité simple en faveur des objections.

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D’ailleurs, comme c’est le cas depuis des décennies, le Congrès, lors de sa première journée en session dimanche 3 janvier 2021, a adopté à l’unanimité le règlement qui préside à cette cérémonie. Jusqu’ici, tout va bien.

L’«Electoral Count Act» prévoit que des élus du Congrès peuvent objecter au décompte et fixe la procédure à suivre.

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Ce rituel purement cérémoniel se passe sous la direction du vice-président sortant, en sa qualité constitutionnelle de président du Sénat, qui écoute quatre assesseurs (deux par Chambre) égrainer et décompter par ordre alphabétique des États les votes des grands électeurs avant de prononcer le résultat final et de le certifier.

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Silence, ça putsche

Ce mercredi, Donald Trump tente un double coup de pression, au Congrès et dans la rue, pour nier la victoire de Joe Biden.

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Lors des années d’investiture présidentielle aux États-Unis, le 6 janvier est un jour presque banal. C’est à cette date que le Congrès –Chambre des représentants et Sénat– nouvellement assermenté se réunit pour décompter les votes des grands électeurs et déclarer à son tour le Président et le vice-président élus.

Devant les Français, lors des vœux du 31 décembre, le président de la République a promis qu’il ne laisserait pas « une lenteur injustifiée s’installer pour de mauvaises raisons » et que « chaque Français qui le souhaite doit pouvoir se faire vacciner ». Selon Le Journal du dimanche, il aurait même été beaucoup plus clair en privé.

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Voilà revenus le spectre de la pénurie de masques et celui des tests qu’on n’a pu faire qu’une fois le premier confinement terminé. Et forcément, on se demande si le gouvernement est encore en train de tout rater et si, comme le dénonce Jean Rottner, président Les Républicains de la région Grand-Est, on est de nouveau face à « un scandale d’État ». Signe en tout cas que cette situation fait honte au pouvoir, Emmanuel Macron montre partout qu’il n’est pas content.

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Mais la comparaison n’est pas non plus à l’avantage de la France si on regarde ce qui se passe chez deux voisins où le top départ s’est fait en même temps : en Allemagne, 239 000 personnes ont été vaccinées contre le Covid-19 ; en Italie, 85 000.

Du coup, oubliée Mauricette, la première personne à avoir été vaccinée devant les caméras – et dont les premières paroles avaient été différemment interprétées.

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Ces 516 personnes —un chiffre qui serait passé à «quelques milliers» ce lundi, annonce le ministre de la Santé Olivier Véran –sont surtout ridiculement peu par rapport aux 4,23 millions de doses administrées aux États-Unis et aux 948 000 injectées au Royaume-Uni. Pour se consoler, on peut se dire que ces pays ont démarré leur campagne plusieurs semaines avant.

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Vaccins: le pouvoir dans la seringue

Critiqué pour la lenteur de la vaccination, le gouvernement revient sur sa propre stratégie. «Les Jours» remettent les aiguilles à zéro.

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C'est une avant-dernière place qui fait tache. En huit jours, la France n’a vacciné que 516 personnes: lundi matin, elle se retrouvait ainsi juste devant le Costa Rica, lanterne rouge du classement établi par Bloomberg, qui mesure le degré d’avancement des campagnes de vaccination pays par pays.

Et elle ne se prive pas non plus de partager à ses 821 000 abonnés sur Twitter des démonstrations fumeuses censées appuyer cette hypothèse.

C’est peu ou prou la même théorie qu’avance la lobbyiste Madi Sharma – qui se présente également comme journaliste.
Dans un échange de mails...

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Mais il n’en fallait pas plus pour organiser la contre-attaque depuis New Delhi. Celle-ci est notamment venue par le biais de l’agence de presse indienne ANI (Asian News International), à travers la voix de sa journaliste vedette Smita Prakash, connue pour ses interviews complaisantes avec les politiques indiens proches du gouvernement Modi. Cette fois, la déférence et la mesure ne sont visiblement plus de mise puisqu’elle accuse les membres de l’ONG bruxelloise d’être des agents du Pakistan.

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Sensible au point que le rapport et sa couverture médiatique ont forcé le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Anurag Srivastava (sans lien avec le Srivastava Group), à réagir. Le 11 décembre, il affirme qu’« en tant que démocratie responsable l’Inde ne pratique pas de campagnes de désinformation ».

Une prise de parole qui vient après l’offensive du Pakistan, qui n’a pas hésité à sauter sur le dossier pour alimenter sa propre propagande anti-indienne.

Des révélations qui ont été reprises par de multiples médias dans le monde.

Les réactions ont été nombreuses mais surtout en dehors du territoire européen. Pourtant, c’est bien en Europe que le réseau Srivastava opère depuis plus de 15 ans, à coups de faux sites de presse, de relations troubles avec des eurodéputés conciliants et d’ONG fantoches. Sur le Vieux Continent, le calme plat ou presque. «On a visiblement touché un point sensible», explique le DG d’EU DisinfoLab Gary Machado.

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