Pour qualifier la mission accomplie par les deux policiers qui témoignaient mercredi 22 septembre vient à l’esprit un mot de latin employé dans l’Antiquité pour les combattants et les gladiateurs voués au sacrifice : « morituri », ceux qui vont mourir. En rentrant dans le Bataclan ce soir-là, ont-ils dit, ils ont marché vers une mort sinon certaine, du moins très probable.

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De toute évidence, ils n’ont pas vraiment quitté cette salle du Bataclan et la vision d’horreur qu’ils dépeignent avec peu de mots : une montagne de cadavres baignant dans une mer de sang, éclairée par la lumière blanche et crue de la salle, nimbée de la fumée de la poudre dans un silence écrasant. « Après, on a essayé de vivre comme avant », a dit l’un d’eux à la cour, manière de suggérer que c’est impossible.

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Au Bataclan: «Nous étions les seuls à pouvoir faire quelque chose»

À l’audience, le commissaire de la BAC et le patron de la BRI ont fait le récit de l’intervention des policiers le soir du 13 Novembre.

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Ces minutes épiques et sanglantes racontées presque six ans plus tard leur laissent encore la gorge nouée et le regard un peu dans le vague.

Derrière nous, les rues ensablées du quartier de Tefess, celui des pêcheurs de la ville. Ce mbar, le plus proche du quai de pêche, en constitue une sorte de porte d’entrée, un passage obligé pour se présenter aux anciens et à l’autorité, représentée par Badou Ndoye, le jaraaf ou chef coutumier de Tefess, assis sur le banc en ciment à côté de Papa Dam Ngingue, son adjoint.

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« Ken demul pur dee ! » (« Personne ne part pour mourir ! »), s’exclame Papa Dam Ngingue, vendeur de bois pour les pirogues. Devant nous, la plage de Mbour d’où est partie, en octobre dernier, la pirogue transportant Ousmane Faye, dit « Doudou », un adolescent de 14 ans qui n’a pas survécu à la traversée. Son père a été condamné à une peine de prison pour homicide involontaire, une première au Sénégal.

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À Mbour, la pêche était miraculeuse

Dans ce port du Sénégal, l’activité n’est plus rentable. Alors les fils montent sur des pirogues pour les Canaries. Comme Doudou Faye…

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Mbour, envoyée spéciale

Sous le mbar, cet abri construit sur le sable au bord de l’eau, ouvert aux 4 vents, toit de tôle et banquettes en ciment, lieu de palabres et de dégustation d’ataya, notre arrivée a lancé la discussion à peine les présentations faites, avant qu’aucune question ne soit posée.

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On y voyait un camion-toupie posté sur le site parisien de Lafarge à Bercy (XIIe arrondissement de Paris) dont s’écoulait dans la Seine, via une trappe ouverte, un volume important de liquide blanchâtre chargé de particules de ciment et d’une très grande quantité de morceaux de plastique. À qui la faute ? Lafarge déplorait à l’époque dans un communiqué un incident « exceptionnel ». Et tentait la contre-attaque, en se disant victime d’une « malveillance ».

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L’une des très sales affaires qui nous a donné envie de travailler sur le sujet concerne le leader mondial du ciment, à savoir l’entreprise française Lafarge. On suit cette histoire depuis le début et, petit spoiler, ce qu’on a découvert a un très mauvais goût d’impunité.

Souvenez-vous : en septembre 2020, Europe 1 dévoilait une vidéo tournée quelques jours plus tôt.

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Lafarge, une impunité en béton

Grillé plusieurs fois en train de polluer la Seine, le cimentier n’a jamais été condamné. À Paris, la vie est un long fleuve tranquille.

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Est-ce vraiment grave de polluer ? Cela fait un an maintenant que l’on enquête, dans J’ai pollué près de chez vous, sur la façon dont les crimes et délits environnementaux sont traités en France, et on commence sérieusement à en douter.

Après un premier versement de 10 000 euros au printemps, elle reçoit encore 5 000 euros au mois de décembre – l’essentiel étant toutefois retenu pour indemniser les victimes de ses escroqueries.

Florence emprunte de l’argent aux bénévoles, en particulier à la présidente de l’association. Quelques centaines d’euros à chaque fois. Au début pour aider Greg à payer son loyer, ensuite pour elle seule.

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Une saisie sur son compte Nickel a même eu lieu au cours de l’été 2016. Elle en avise ses confidentes de l’association de rescapés du 13 Novembre, sans leur préciser l’origine des dettes. Bien sûr, elle ne leur révèle pas non plus que son avocat multiplie les relances auprès du Fonds de garantie pour obtenir une nouvelle provision, après avoir porté plainte en tant que victime de l’attentat au Bataclan.

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Au milieu des embrouilles, un soupçon naît

Tandis qu’elle continue de toucher, à tort, de l’argent du Fonds de garantie pour les victimes, Flo devient salariée de Life for Paris.

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Florence est à sec, couverte de dettes et sans travail rémunéré. Les huissiers réclament toujours à la bénévole de Life for Paris plusieurs milliers d’euros au titre d’escroqueries diverses pour lesquelles elle a été condamnée.

« C’est un signal parmi d’autres du dynamisme de l’écologie politique qui a acquis une visibilité dans le débat public, note Simon Persico, chercheur spécialiste de l’écologie politique à Sciences-Po Grenoble. Et c’est d’autant plus remarquable que cela se produit avec un temps réduit de mobilisation, à la sortie de l’été. Deux semaines de visibilité depuis la rentrée, c’est peu. Qu’est-ce que cela aurait donné avec deux semaines de plus ? »

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« Quand on évoquait cet ordre de grandeur début juillet, les gens rigolaient presque ! », se réjouit Quentin Guillemain, coprésident de l’organisation de la primaire et porte-parole de la candidate Delphine Batho. De vie d’écolos, cela ne s’était jamais vu. Le record précédent avait été atteint en 2011, avec 33 000 inscrits qui avaient élu Eva Joly contre Nicolas Hulot.

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Vers qui va le vert votant ?

Lors de la primaire, les écolos dégomment traditionnellement leur favori. Cette année, la mobilisation record ouvre toutes les options…

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Et le compteur s’est arrêté à 122 670 inscrits. Ce lundi matin, au lendemain de la clôture des inscriptions à la primaire écologiste, plus verte était l’ivresse.

Et puis la fin de l’histoire attendue depuis le début est tombée ce mercredi soir dans un communiqué du groupe Vivendi, détenu par Vincent Bolloré : on se le bouffe, ce Lagardère.

Les termes du communiqué sont un peu plus châtiés : « Amber Capital a proposé à Vivendi, qui l’a accepté, d’acquérir sa participation dans Lagardère. »

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Sacré Nono Lagardère qui, s’exprimant le 5 septembre dernier dans son futur ex-journal, Le JDD, criait son amour à Vincent Bolloré, se disait « passé en mode conquête » comme un winner des années 1980, vantait un actionnariat « pacifié, tout le monde se parle, il n’y a aucun conflit », et même qu’il était « totalement hors de propos d’évoquer une disparition de l’empire »…

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Bolloré et Lagardère sur un air d’OPA

Rachetant les parts d’Amber, Vivendi engloutit le groupe Lagardère donnant naissance à un ogre des médias. Qui est surpris ? Arnaud.

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Oh mais en voilà une surprise : Vincent Bolloré met la main sur le groupe Lagardère ! Alors ça… Que celui qui est étonné lève le doigt. Non, pas toi, Arnaud, ça vaut pas. Sacré Nono…

Avant même que l’audience s’ouvre, le 8 septembre, des langues venimeuses sifflaient sur leurs têtes. Comment osent-ils s’asseoir du côté des accusés ? « Je pensais que le principe du droit à la défense était acquis pour tout le monde, s’étonnait auprès des Jours Adrien Sorrentino, avocat d’Abdellah Chouaa, à quelques jours du début de l’audience. Si l’on commence à interroger ce principe, là je m’inquiète, car c’est ainsi que l’on répond à la sauvagerie. »

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