2 types de structures bénéficieraient de ses ressources :

-Les organismes publics ou à mission de service public (ex : des médiathéques)

-Des structures privées à but non lucratif

19/19

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Il serai possible d’élargir la sécurité sociale pour allouer un budget à une culture plus libre.

Afin d’attribuer ces fonds, les diffuseur et entreprises culturelles pourraient être conventionnées selon certain critères (intérêt général, rémunération en salaire, gestion démocratique, non lucrativité,…).

Les subventions seraient fournies par un réseau de caisses d’investissement (elles même gerées par des representant·es des TDA et des citoyen·nes )

18/19

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Sécurité sociale de la culture
Il ne faut pas s’arrêter au salaire, il faut imposer l’autogestion et la reprise en main de monde de l’art par les travailleur·euses ; là où aujourd’hui quelques entreprises monopolisent le marché et impose leurs avis.

La culture est un bien commun à protéger de la logique de profit.

Il faut contester la légitimité des diffuseurs et entreprises culturelles capitalistes, et développer la production et la diffusion non marchande et/ou non lucrative.

17/19

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Mais l’accès au salaire continué ne doit pas se faire sur la capacité à produire de la valeur marchande , il faut donc exiger un seuil d’affiliation bas, une indemnisation non limitée dans le temps et la création d’une commission professionnelle afin d’intégrer les artistes qui ne vendent pas ou peu et de réfléchir aux qualifications des TDA.

16/19

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Ainsi il montre que la solution est à chercher du côté du salaire socialisé qui pourrait permettre aux artistes de repousser les enjeux comptables et d’affirmer une indépendance.

Les A/A pourraient donc revendiquer une extension du statut d’intermitent·e.

15/19

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Le salaire continué

Le statut d’intermittent·e du spectacle (IdS) vient d’une lutte. Dans l’entre deux guerres les artistes dramatiques et lyriques étaient majoritairement adhérant·es de 3 principales organisation.
Ce niveau de structuration n’a pas été atteint par les A/A .

Le régime des IdS résout le problème du travail invisible car considère que l’artiste travaille même en l’absence de contrat.

14/19

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La simple augmentation du revenu des A/A ne suffit pas :

-cela ne résoudrait pas le problème de précarité (on resterai dans une paye à la tâche),

-ni le fait que l’essentiel du travail dans l’art n’est pas reconnu par les marchés,

-ni même le rapport de force entre A/A et diffuseur·es qu’il faut inverser.

13/19

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Il faut donc revendiquer une augmentation de la part du salaire complet ( reconnaissant de fait un travail et une production de valeur) dans les rémunérations.

Comme cela se passe pour la pige des journalistes ou les cachets des artistes du spectacle.

12/19

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La faiblesse des rentes des A/A les poussent sur le marché des biens et services (conférence, commande, atelier,…)

Les diffuseur·euses s’estime eux « non responsables des conditions de travail des artistes-auteurs » et combattent les cotisations sociales (et cotise 30x moins que les employeur·euses).
Par cela iels refusent le statut de travailleur·euse aux A/A.

11/19

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Les A/A doivent se placer sur le terrain du travail et adopter les lutte traditionnelles du mouvement social (salaire, droit collectif, autonomie,…) et ainsi passer de la défense de la propriété intellectuelle à celle de la libre organisation du travail .

10/19

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Une fois l’œuvre diffuser, soit l’A/A devient rentier, car son œuvre se vend très bien, soit la majorité du temps iel ne peut vivre de son art et cherche donc des bourse ou subvention pour financer son art.

Il faut remettre en cause le droit d’auteur comme système de validation et de rémunération des A/A.

Car il ne suffit pas à vivre et est utilisé pour limiter la diffusion des œuvres et des idées dans la société ; or les A/A ne devrait pas servir de caution à cela.

9/19

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Pour pouvoir être exploiter, l’œuvre doit alors aller sur un marché afin de produire une rente.
Cet accès au marché se fait via un diffuseur (le plus souvent une entreprise marchande)

Or ce diffuseur peut être à la fois commanditaire, mécène et marchant ; ce qui pousse l’A/A à se conformer au marché.

8/19

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« Si l’artiste est un rentier, pourquoi le payer ? »

L’auteur·ice est défini·e par le code de la propriété intellectuelle comme, le·a propriétaire de « l’œuvre de l’esprit » et acquière ainsi les droits exclusifs d’exploiter son œuvre.
L’artiste a donc un droit d’exploitation d’un capital (d’un type particulier) dont iel est lae propriétaire.

7/19

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Il faut donc s’attaquer aux structures encadrant le travail artistique pour réintégrer les A/A aux autres luttes

6/19

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Les A/A se mobilisent sur plein de sujet mais oublient de lutter pour leur condition, contre l’exploitation du travail artistique.

Les interventions en soutien en tant qu’artiste sont des efforts à fournir mais insuffisants tandis que l’engagement en tant que personne efface le statut d’A/A et ainsi sépare les du mouvement social.

Cette séparation entre A/A et le mouvement social vient de la façon dont est validé le travail artistique, du statut des A/A .

5/19

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L’engagement

Il y a différents type d’engagement chez les A/A :

-Se mettre en tant qu’artiste au service des luttes des autres (ex : le roman social)

-Se défaire de sa qualité d’artiste et s’impliquer en tant qu’individu ( et souvent en faire un retour par sa création.)

-Faire de « l’artivisme », produire un art politique

-Militer en tant que travailleur·euses artiste (TDA)

4/19

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Défendre la propriété intellectuelle ne permet pas de libérer le partage des œuvres, il faut inventer un nouveau modèle.

Les A/A doivent s’affirmer comme créateur·ices, comme travailleur·euses de l’art (TDA) et ainsi sortir du culturel et entrer dans la lutte sociale.
Pour émanciper le travail artistique, il doit être visible .

3/19

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Les arts visuels et le livre, ne sont pas coupés de la société, les logiques de profit y gouvernent.

Mais avant de dénoncer le marché de l’art ou de l’édition, il faut armer les artistes/auteur·ices (A/A) qui sont actuellement précarisé·es.

Iels se retrouvent à devoir faire des partenariats, à faire appel à du mécénat, ect ; ce qui donne naissance à des œuvres standardisées pour satisfaire le marché.

2/19

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📚 Notre condition
Essai sur le salaire au travail artistique
de Aurélien Catin chez Riot éditions

« Nous ne mettrons pas fin à l’exploitation que nous dénonçons à longueur de tribune, ou à mots couverts entre quatre murs, par des chartes de bonnes pratiques »

1/19

Le règlement de censure terroriste vient d'être adopté sans vote par le Parlement UE

Il permet la censure en 1h de contenus désignés comme terroriste par la police - ce qui avait pourtant été interdit par le Conseil Constitutionnel en 2020

Lourde défaite après 2 ans de combats

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