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Une question inspirée par celle de @GeoffreyDorne dans son pouet : mastodon.social/@GeoffreyDorne :

Qu'est-ce que serait une utilisation basse (low-utilisation/use ?) de nos outils numériques ?

Ne pas avoir à s'en servir toutes les deux minutes ? Ne plus être connecté en permanence mais qu'à certains moments de la journée ? Davantage de texte brut et moins d'images/vidéos ? (je pense à RSS par exemple.) Des outils asynchrones ?

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@emmanuelc @GeoffreyDorne
Ça n'a pas de sens, cette connexion asynchrone. Aucun contact avec la réalité du numérique !

@Egide L'e-mail est asynchrone pourtant, c'est une réalité du numérique. @GeoffreyDorne

@Egide Ma question porte sur les outils qui vont dans ce sens et des usages qu'on pourrait développer autour. Au niveau consommation d'énergie, il faudra probablement se poser ce genre de question à un moment donné. Le numérique est ce qu'on en fait, et il n'a pas toujours été connecté mondialement 24/7. @GeoffreyDorne

@emmanuelc @GeoffreyDorne
La consommation d'énergie est inéluctable. Il faudrait orienter la production vers des énergies renouvelables et adapter les serveurs à des basses consommations d'énergie. Personnellement, je gère mon propre cloud :
1. Auto-hébergement avec un serveur basse consommation, pour une part.
2. Hébergement mutualisé d'autre part.
J'évite ainsi les data-centres des multinationales très énergivores et leur pistage big datas qui coûte si cher.

@emmanuelc @GeoffreyDorne
3. Je bloque systématiquement tous les pistages, de sites et d'applications sur téléphone portable.
50000 connexions/mois évitées.
moins de recharges et d'utilisation de mes ordinateurs.

@emmanuelc @GeoffreyDorne
En fait si, les sites étaient disponibles 24/24 7/7 dès 1996.
(J'y étais)

@emmanuelc @GeoffreyDorne
Dès 1995, il y a eu un changement de paradigme de l'accès au savoir, à la connaissance et à l'information, on est passé de l'imprimé au numérique.
L'imprimé laisse une trace écologique énorme et pas sans conséquences.
Le numérique c'est environ 5% des dépenses énergétiques mondiales dont près de 80% pour le big-data.
echosciences-grenoble.fr/commu

@Egide Je reste toujours dubitatif sur l'impact environnemental du papier face à son équivalent numérique. J'aimerais bien avoir des comparaisons prenant en compte l'intégralité de la chaîne et des externalités. Ok il n'y a plus de transport de bouquin jusqu'aux librairies, mais on a conçu autant de terminaux (plastiques, métaux, silicium, batteries, etc.) que de lecteurs ! @GeoffreyDorne

@Egide Terminaux qu'il a fallu acheminer et qui nécessitent de l'énergie pour fonctionner, des serveurs qui tournent pour mettre à disposition les ouvrages. Bref. Le calcul n'est sans doute pas évident à faire, mais, comme en son temps l'imagine numérique/argentique, je reste dubitatif (la fabrication des capteurs numérique est une horreur pour la consommation d'eau par exemple). @GeoffreyDorne

@Egide Et enfin, tout cela se calcule aussi dans le temps : quid de la pérénité de nos systèmes numériques ? Alors que des ouvrages du moyen-âge, sur papier, sont toujours consultable aujourd'hui, et sans consommation énergétique propre (il en faut autour, pour maintenir les ouvrages en vie, mais on peut aussi les recopier). @GeoffreyDorne

@emmanuelc @GeoffreyDorne
En ce qui concerne l'eau la fabrication du papier est aussi une horreur sans compter l'impact sur l'exploitation forestière. Mais l'édition est faible à cet égard. Le sur-emballage, les cartons de toute sorte, les imprimés journaux, tracts publicitaires, formulaires de tout acabit, c'est juste énorme et très répandus.
Malheureusement, les chiffres sont difficiles à obtenir sur ces filières très discrètes.

@Egide Ben, c'est pas mieux que pour les terminaux numériques, de toute sorte, avec en plus force messages publicitaires télé et vidéo, placement de produit, etc. Si ça se trouve c'est même pire finalement. @GeoffreyDorne

@emmanuelc @GeoffreyDorne
Effectivement, les terminaux informatiques utilisent des
« terres rares », c'est un problème incontournable pour le moment. Ces ressources naturelles ne sont pas si
« rares » que leur substantif laissent accroire mais leur exploitation est très polluante faute de normes internationales écologiques. C'est le vrai combat politique de notre temps.

@emmanuelc @GeoffreyDorne
L'énérgie éléectrique peut et devra s'orienter vers du renouvelable, c'est industriellement possible. Pas le papier, éternellement condamné à l'exploitation des ressources naturelles qui ne se renouvellent à la vitesse de consommation du papier même si celui-ci est recyclable.

@Egide Mais c'est le même problème pour le numérique ! Plastiques, métaux (éventuellement rares), les ressources viennent aussi de la terre et son finies. Et en plus on ne sait pas dé-assembler les terminaux pour récupérer les matières premières. @GeoffreyDorne

@emmanuelc @GeoffreyDorne
Sur ce point, on est d'accord.
Le désassemblage est techniquement possible mais les industriels producteurs ne veulent pas en assumer les coûts. Et les politiques acquiescent par connivence.

@emmanuelc @GeoffreyDorne
Pour les matières composites le désassemblage n'est pas possible.
Le désassemblage concerne uniquement les métaux.

@Egide Un des soucis, d'un autre ordre, est que l'on a rendu le papier courant et sans valeur. J'ai des bouquins datant de plusieurs dizaines d'années qui sont extrêmement peu abîmés (bouquins d'art surtout), parce que j'ai appris à « respecter » le support et à savoir le manipuler avec soin. Ce devait être la même chose aux débuts de l'imprimé j'imagine. La rareté de tout va nous obliger à y revenir quand on aura massacré la planète. @GeoffreyDorne

@emmanuelc @GeoffreyDorne
Le prix de la démocratisation des savoirs et de la connaissance, c'est du papier de qualité médiocre.
Issu d'un milieu pauvre, sans les poches et les livres d'occasion abîmées, je n'aurais pas fait d'études supérieures. (Je n'ai jamais volé des livres neuf brochés)
La fin du monopole des télécommunications (qui datait de 1837) et Internet ont fait ma prospérité en assurant ma formation professionnelle et ma culture.

@emmanuelc @GeoffreyDorne
La qualité des bouquins d'art s'est effondré, les imprimeurs capables de reproductions fidèles sont rarissimes. À par Mazenot, lourdement subventionnées et quelques éditions d'art très chères. Il n'y a rien.

@emmanuelc @GeoffreyDorne
Avec l'IOT, les messageries instantanées et les enceintes connectées, le synchrone s'impose de plus en plus.
Personnellement, c'est non à l'IOT et aux enceintes connectées. J'utilise très peu la messagerie instantanée, en fait seulement si contraint et forcé par la conjoncture.
Mais les jeunes personnes en font leur principal moyen de sociabilité.

@Egide Philippe Bihouix aborde ce sujet du coût énergétique de l'information en temps réel, dans son bouquin « L'âge des low-tech » (ah ben tiens, la boucle est bouclé, on y revient au terme initial de l'échange 🙂 @GeoffreyDorne

@emmanuelc @GeoffreyDorne une utilisation basse du numérique, ne serait-ce pas tout simplement ne pas y avoir affaire - ou le moins possible - et que tout soit automatisé de façon intelligente, en "tâche de fond", ne nous sollicitant que lorsque c'est réellement utile et non aliénant ?

@johanonym Oui, c'est ce que je dis en premières proposition 😛 @GeoffreyDorne

@emmanuelc @GeoffreyDorne Pour moi ? on garde wikipedia, juste texte peut-être, et puis voilà. Partager des connaissances, voilà le seul intérêt de la technologie numérique il me semble.

@yaf C'est un peu sévère comme tri. Disons que le partage de connaissances est une des dimensions centrales. D'autres dimensions restent tout à fait valables (travailler, se divertir, administrer, commercer, etc.) @GeoffreyDorne

@emmanuelc regarder sur un écran plus petit avec une moindre luminosité :)

@emmanuelc introduire une saisonnalité ? du streaming en hiver, des réserves statiques en été ? 🐿️

@dav Pas bête : faire durer les anciens terminaux finalement.

@emmanuelc @GeoffreyDorne
Moins de JS et plus de CSS ? Diminution du nombre de trackers et abolition de la publicité ou, à la limite, se limiter à une ou deux images statiques de publicité par page, suffisamment compressées pour éviter un poids trop important ?

Je n'ai malheureusement pas de connaissances en programmation Web, et si peu en programmation en général, mais certains articles du Hollandais Volant donnaient des astuces pour utiliser du CSS à la place du JS.

@emmanuelc @GeoffreyDorne
Et le nombre de pages / sites qui utilisent des champs de saisies bizarres, qui sont inutilisables sur certains appareils, qui créent des boutons en JS parce que ça fait joli alors que des simples fonctionnent autant…

Il y a aussi la pléthore de sites qui en appellent d'autres pour utiliser certaines fonctions, ne serait-ce que l'accès à Google Fonts ou les ReCaptcha, que l'on voit littéralement partout.

@Aznorth Ah oui, la pub ! Évidemment ! Là c'est au modèle économique que ça parle. Quant aux CSS/JS, effectivement, aujourd'hui beaucoup de propriétés CSS sont en mesure de faire des rendus qui étaient l'apanage de JS il y a encore peu. @GeoffreyDorne

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