Merci @greg_devin@twitter.com pour ce sourire matinal 🙂 J'ai encore participé à une telle discussion pas plus tard qu'hier, pour la 88231e fois en un an.
Je profite de l'occasion pour poser quelques réflexions personnelles : fil à dérouler ⬇

RT twitter.com/greg_devin_/status

Quelques-uns (notamment @ThPoirot@twitter.com) ont déjà posé la question : en cas de défaillance des outils professionnels (remarquez que j'évite l'adjectif "institutionnels") jusqu'où aller pour faire cours à distance, au risque de se placer en insécurité morale ?

RT twitter.com/ThPoirot/status/13

Le fait d'utiliser Discord ou Google Meet pour maintenir le lien lorsque ces outils professionnels sont en défaut est la manifestation de la bonne volonté et de la conscience professionnelle des collègues, qui VEULENT faire leur métier : enseigner.

Mais cela pose plusieurs questions : en plus de participer de cette incertitude morale de l'enseignant•e et, in fine, d'une certaine inégalité de traitement, les stratégies de contournement ou de compensation ont le tort d'invisibiliser les problèmes

... et, quelque part, ne permettent pas à l'employeur de mesurer complètement l'effort à consentir pour fournir des services pertinents et robustes dans un environnement sûr, conforme aux exigences éducatives.
Au passage, je ne pense pas que le régime d'exception actuel soit pertinent pour définir l'étalon de nos environnements numériques. En plus des quest° économiques ou environnementales, nous devons nous inquiéter des dérives possibles pour l'éducation d'une numérisation trop... efficiente.

Par ailleurs, certains voient le respect du RGPD comme d'autres voient le respect du code de la route : un truc inutile et pénible, qu'on soit s'efforcer de respecter pour ne pas être à l'amende. Or l'enjeu n'est pas tant la protection de la vie privée que la lutte contre la marchandisation de nos données de connexion. Les grandes entreprises tech, chinoises, américaines ou françaises, n'ont que faire des notes d'un élève en particulier, mais sont voraces lorsqu'il s'agit de vendre...

des espaces publicitaires sur la base de profils utilisateurs élaborés grâce à la récolte de leurs données de navigation. Nous devons refuser cette marchandisation larvée, et ne pas demander à nos élèves d'y contribuer malgré eux dans leurs activités scolaires.

Allez jeter un oeil aux politiques de confidentialité et aux conditions générales d'utilisation de tous ces services numériques grand public, vous comprendrez vite que le problème n'est pas le règlement, mais ce dont il nous protège.

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Un argument de plus pour une offre de services et de ressources numériques institutionnelle pertinente, fiable, qui rend les services attendus par la communauté éducative tout en étant respectueuse des libertés de chacun, collègues, élèves, parents.

Bon d'accord, il y a du travail, mais il nous faut emprunter cette voie, des aujourd'hui.

Fin du fil, bon courage à toutes et tous et bonne journée !

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