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Lucile Peyre @LucilePeyre@mamot.fr

Lucile Peyre boosted

— Tout ira bien pour lui. Le soleil jaune de cette planète lui donnera des pouvoirs qui feront de lui un dieu pour ses habitants.
— Mais…
— J’ai tout prévu : l’ordinateur lui enseignera tout ce qui est nécessaire pendant le voyage, et une fois sur terre, le maintiendra dans un sommeil artificiel jusqu’à ce qu’il soit adulte.
— …Soit.

Plaçant le couffin dans le vaisseau spatial, sa mère l’embrassa tendrement en murmurant « Adieu mon petit Cthulhu… ».
#MercrediFiction

Lucile Peyre boosted

Il était une fois, sur une planète fort lointaine…
— Les imbéciles ! La planète va exploser et ils ne veulent rien entendre !
— Tu n’as donc pas réussi à convaincre le conseil ?
— Malheureusement non… Tu sais ce qu’il nous reste à faire.
— Envoyer notre enfant vers une autre planète ? Non !
— C’est le seul moyen pour qu’il survive, tu le sais bien.
— Mais… Il est si jeune…

#MercrediFiction


C'était une jolie matinée de printemps. Le genre de matinée qui donne des idées de pique-nique. Même Alice, le nez rouge et gonflé à force de se moucher à cause de ses allergies, devait l'admettre.
Et ce fut ce jour-la que l'apocalypse arriva.
Transmis par les pollens, le virus transforma des milliards de personnes en zombies en quelques heures. Seuls les antihistaminiques protégeaient de l'épidémie.
Un mouchoir dans une main, une hache dans l'autre, Alice était prête.

Lucile Peyre boosted

Elle sentit d'abord ses mains près de sa cheville, un effleurement, et c'est ce qui la réveilla. Elle savait ce qui allait se passer : des doigts, démesurément longs, qui glissaient sous sa peau, s'enfonçant en remontant toujours plus haut et enserrant sa jambe. Et alors, sans qu'elle ne puisse rien y faire, la bête serra et tira, comme si elle voulait extraire le jus de sa chair. Tout son corps se tendit d'un coup sous la douleur.
"Put*! Crampe de mer$§e!" hurla-t-elle.

suite
L'inspecteur l'ignora et s'approcha autant qu'il le pouvait sans se faire engueuler par la responsable de la scientifique. Le cadavre était éclairé par deux spots. Et le type avait été salement amoché. Probablement battu à mort.
"À coups de chaînes.
- Pardon?
- À coups de chaînes. On l'a frappé avec des chaînes. Plusieurs fois." Affirma l'experte.
"Inspecteur, on a trouvé autre chose. Là bas, tout au fond de la caverne, comme si des gens avaient été séquestrés ici."


"Qu'est-ce qu'on a alors ?" Demanda l'inspecteur en sortant de sa voiture.
"Il faut descendre. On a trouvé un type, en bas. La scientifique est déjà dessus."
Guidé par l'officier qui l'avait accueilli, l'inspecteur entreprit la longue descente vers les lieux du crime. C'était putain d'escarpé et on y voyait comme dans un filtre à café plein. Ça n'améliorait pas son humeur.
"Voilà !" Annonça l'officier face au corps, d'un ton de Monsieur Loyal au cirque.

Encore 26 jours avant la fin du concours Lire. Il est encore temps de découvrir le texte que je présente, Là où il ne faut pas aller. N'hésitez pas à le liker 😉 t.co/Tu6ZF0r9mB

3
Comment avait-elle pu croire qu'il s'agissait de son chat ? Comment avait-elle pu laisser cette chose ronronner sur ses jambes ?
La créature leva un regard rouge vers elle et lui adressa un grognement menaçant. Annette se leva, horrifiée. Elle saisit sa tasse de thé et la jeta sur la chose, qui hurla de douleur et disparut dans un nuage de fumée.
Annette se tourna vers la fenêtre. Café avait disparu.

2
Annette mis sa série en pause et se tourna vers la fenêtre. Derrière la vitre, tapotant son petit museau contre le verre et râlant pour rentrer, Café, son chat, la regardait d'un air agacé.
Annette cligna des yeux et regarda à nouveau. Elle ne pouvait pas se tromper. C'était bien lui. La question, alors, c'était de savoir ce qui se trouvait sur ses genoux, sous le plaid.
Tout doucement, elle fit glisser le tissu, le soulevant avec appréhension.

1
Annette avait ses petits rituels. Son thé, chaud, presque bouillant, comme elle l'aimait, fumait sur la petite table en face d'elle, à portée de main. Elle avait recouvert ses jambes d'un plaid, sous lequel le chat s'était vite glissé. Il ronronnait à présent, invisible sous la couverture. Tout était en place, elle pouvait allumer sa télé et lancer un nouvel épisode de sa série préférée.
Mais le générique avait à peine débuté qu'un bruit à la fenêtre attira son attention.

5
Sans rien dire, ils s'assirent dans le recoin le plus sombre et le plus éloigné de la fenêtre. Au début de l'apocalypse, ils avaient fait partie d'un groupe d'une cinquantaine de survivants. Ils n'étaient plus que trois aujourd'hui.

Quelque part, quelqu'un prenait des paris et s'amusait beaucoup.

4
"Ouais, ça nous a fait ça à nous aussi." Répondit le chef des robots, occupé à façonner un château de sable.
"Les zombies ont déjà fait tout le boulot. C'est rageant, hein?!"
Le monstre des profondeurs émit un hurlement rauque et s'abattit, de dépit, sur la plage. Il écrasa un mort vivant avec l'une de ses tentacules, mais ça ne lui procura aucune satisfaction.
Dans une cave de la ville, trois survivants assistèrent à la scène, à travers les barreaux d'un soupirail.

3
Certains immeubles avaient brûlé. Des panneaux de détresse pendaient ça et là, et les morts-vivants arpentaient les rues en répandant leur puanteur. Sur la plage les vagues allaient et venaient comme si de rien n'était. Puis la mer se souleva, et, remontant des profondeurs abyssales, un monstre hideux émergea.
"Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?!" S'exclama-t-il en contemplant le paysage.

2
Les robots sortirent au pas, prêts à déferler sur le monde et à anéantir l'humanité qui les avait créé. Mais quelqu'un d'autre s'en était déjà chargé.
Quelques zombies, surpris de cette activité inhabituelle, vinrent renifler dans les parages. Mais, ne trouvant rien à leur goût, ils continuèrent leur marche macabre plus loin.
"On s'est réveillés trop tard", pensa, déçu, le chef des robots en contemplant la ville morte.

1
Une série de bip, très aigus, brisèrent un instant le silence de l'entrepôt. Une couche de poussière se souleva brusquement et une forme sombre sembla s'étirer, comme au sortir d'un long sommeil. Puis une deuxième. Les bips recommencèrent. Et toute une armée de robots s'éveilla dans l'entrepôt abandonné.
Le rideau métallique, obéissant aux ordres muets véhiculés via le réseau électrique, entama sa remontée. Dehors, quelques cris rauques s'élevèrent.

3
Le visage disparut alors. Derrière le grillage je pouvais voir un espace gigantesque, empli de machines étranges. Tout semblait avoir la couleur de la rouille et être couvert de poussière. Mais ces choses bougeaient. Certaines même, tournèrent leur regard vers moi. Je su alors ce qu'il y avait sous ma maison.

2

Et le visage parla. Sa voix grave et profonde emplit l'espace et me figea. J'essayais d'approcher du grillage, dans l'espoir de toucher le visage et, peut-être, de dissiper ce que je prenais encore pour une illusion. Mais chacun de mes mouvements était ralenti, comme si j'avais été plaquée contre la paroi de l'ascenseur, comme si l'air lui même, devenu solide, m'empêchait d'avancer. Je luttais pourtant, et au prix de mille effort parvint à tendre la main vers le visage.

en retard.

Il n'y avait jamais eu de niveau -3 dans la maison. Pas à ma connaissance en tous cas. Mais je devais me tromper puisque l'ascenseur de chantier avait un bouton -3. Comment ne pas appuyer dessus ? Je voulais savoir.
L'ascenseur se mit en marche. Je pouvais voir les étages défiler à travers le grillage. Les choses devinrent bizarres dès que l'on commença à s'enfoncer dans le sol. D'abord, il y eut ce visage qui apparut, comme émergeant du grillage.

3
" Cerbère Junior ? Évidemment."
Elle examina l'animal, qui se retourna et lui offrit son ventre à gratter. Martha haussa les épaules. Après tout... Si Timmy était heureux, elle pouvait bien tolérer un chien des Enfers dans sa maison.
Trois coups de langues sur le dos de sa main vinrent encourager sa décision.
"Ok. Mais Timmy devra faire attention, j'aimerais qu'il n'abîme pas le jardin. Mes plants de petit pois magiques sont prometteurs cette année."