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Lucile Peyre @LucilePeyre@mamot.fr

Un fichier qui disparaît, comme ça, pouf ! d'un coup, de mon ordi, c'est normal ?
(Je me doute bien que non, mais je me demande d'où ça vient. Et pas de panique, j'avais tout sauvegardé, donc j'ai rien perdu. Ouf.)

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La créature était ressortie de la maison devant la menace que représentait Harry. Jay en profita pour ramasser la porte et tenter de la remettre en place.
Une fois cette piètre défense consolidée, les deux survivants se retranchèrent dans la cave.
Jay referma la trappe et s'assit sur les marches de l'escalier.
"Putain de bonhommes de neige !"

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Dans le dos de Jay, la porte bougea, comme si quelqu'un poussait dessus depuis l'extérieur. Ça ne pouvait vouloir dire qu'une chose.
"Ils nous ont trouvé !"
Ils finissaient toujours pas les trouver.
Jay recula, Harry s'arma et la porte céda. Une première créature entra, tendant son bras froid vers les deux survivants pour se nourrir de leur chaleur. Si elle les touchait, ils deviendraient comme elle. Harry la visa avec le sèche cheveux et elle recula.

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Harry fronça les sourcils, comme à chaque fois qu'il s'apprêtait à faire la leçon à Jay. Il avait dû être prof avant la catastrophe.
"Les zombies sont des morts vivants qui cherchent à se nourrir de notre cerveau. Ces trucs là ne veulent pas nous manger, pas au sens propre. Il serait peut-être plus juste de parler de vampires à la limite... Même si ce n'en sont pas vraiment non plus."
Jay soupira. Peu importait le nom de ces choses. Elles finiraient par les tuer.


"Putain de zombies!"
Jay s'adossa à la porte qu'il venait de refermer et reprit lentement son souffle.
Harry le regarda d'un air mécontent.
"Dis pas ça.
- Quoi? Putain ?
- Non. Zombie.
- Pourquoi ?
- Parce que c'en est pas. C'est pas parce que c'est la fin du monde qu'il faut renoncer à être précis."
Harry était chiant. Plutôt habile au sèche cheveux, mais chiant.
" Et qu'est-ce qu'il faut dire alors ?"

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"Oh."
Ça expliquait quelques menus détails.
"Tu sais, je ne suis pas vraiment humaine non plus mon amour.
- Je sais.
- Comment ?!
- Tu te rappelles la fois, pendant nos vacances au Canada, où tu as mis le feu à l'hôtel juste en le regardant?
- Oui?
- J'ai commencé à avoir des doutes au retour, dans l'avion, quand tu as inhalé l'hôtesse de l'air.
- Oh. Et qu'est-ce qu'on fait pour le bébé ?
- On l'aime de tout nos coeurs."

3
Après le chat, le chien des voisins et le grille-pain, le bébé avait aussi mangé Lili. Ça, Tara ne pouvait pas le laisser passer. Il allait falloir faire quelque chose. À commencer par avouer à Jim qu'elle l'avait trompé avec un démon.
Ce qui, finalement, n'étonna guère ce dernier.
"À dire vrai, ma chérie, je ne suis pas humain non plus. Je pensais que tu t'en étais aperçue. Surtout lorsque Lili est née avec des écailles."

2
Elle avait eu une brève aventure avec un gars pendant son séminaire à la Barbade. En recomptant bien il y avait une possibilité pour que ce soit lui le père.
Comment s'appelait-il déjà ? Oh! Oui. Il s'était présenté comme le Prince des Ténèbres, le Seigneur de la fin des temps, la Faim et la Mort, le Destructeur des mondes. Qu'est ce qu'il était sexy !

1
Quand ils avaient ramené l'enfant à la maison, ça avait été une joie pour toute la famille. Lili s'était précipitée vers son petit frère pour l'embrasser, et on l'avait installé dans la jolie chambre verte préparée pour lui depuis des mois.
Puis le bébé avait mangé le chat et Tara avait commencé à se poser des questions. La première d'entre elles concernait le père. C'était peut-être Jim. Mais peut-être pas...

6
"On peut dire que tu t'es foutue dans la merde avec tes expériences à la con!"

5
Au volant de sa voiture, Joan secoua la tête. Elle avait failli s'endormir sans doute. Et quelque chose tapait dans son coffre.
Elle descendit de sa voiture pour aller vérifier.

4
L'autre Joan mit une bonne heure avant d'arriver au labo. C'était là qu'elle travaillait. Qu'elles travaillaient. Peu importe. Là que tout avait foiré.
Elle laissa son double dans le coffre et revêtit sa blouse. Elle avait des choses importantes à faire.
Une fois dans le labo, face à la machine qu'elle avait créé, elle prit une grande inspiration, et coupa les fils d'alimentation. Ce qui fit exploser la pièce.

3
Mais l'autre lui envoya son poing dans la figure. Joan sentit le sang couler de son nez endolori. Elle n'y voyait plus très clair.
"Je ne sais pas comment je vais m'en tirer, mais sache que les prochaines heures ne vont pas être agréables pour toi." Et elle la frappa à nouveau, avant de l'attacher, de la bâillonner et de la mettre dans le coffre.
La femme qui avait l'apparence de Joan se mit alors au volant et démarra.

2
"On peut dire que tu t'es foutue dans la merde avec tes expériences à la con!" Fut la première chose que dit que la prisonnière du coffre une fois que Joan lui eût enlevé son bâillon.
Mais elle ne prêta pas attention aux paroles prononcées, tant elle était occupée à être sidérée par le visage qu'elle avait face à elle. Son propre visage. Un peu tuméfié, l'air beaucoup plus fatigué, mais il n'y avait pas de doute, c'était elle.
"Qu'est-ce que...?"

1
Tap tap tap... Tap tap tap tap.
Ce bruit, c'était pas normal. Joan s'arrêta sur un parking, encore désert à cette heure, et commença par examiner les voyants sur le tableau de bord. Rien à signaler. Mais le bruit persistait. Et il venait clairement de l'arrière de la voiture.
Elle sortit, remonta le col de son manteau, et ouvrit le coffre.
"Hmmm HMMMMM" hurla une forme bâillonnée, mains et pieds attachés, à l'intérieur de la malle.

4
Le seul problème, c'est que la demande était telle du côté du public, qu'à ce rythme là, il ne resterait pas un zombie debout d'ici quelques mois. Et les cages vides, ça ne rapportait pas de pognon.
Mais il avait trouvé une solution. Diverses rumeurs, habilement distillées dans la ville, attiraient chaque nuit quelques intrus.
Il suffisait ensuite de laisser une cage ouverte.

"Tu es sûre que c'est sans danger!" Répéta Léna.

3
Un zoo de zombies. Le mec qui avait eu cette idée était riche. Et loin.
Il avait touché les subventions du gouvernement pour recycler les morts vivants. Il avait touché l'argent des spectateurs qui se pressaient chaque jour au parc Z. Et il coulait à présent des jours heureux dans un petit paradis fiscal ensoleillé.
10€ la balle pour dégommer un zombie. À ce rythme là, il pouvait s'en offrir des Pina Colada!

2
Dans la cage près de l'entrée, des ombres commencèrent à se mouvoir. Puis le léger mouvement se transforma en agitation. Quelque chose s'accrocha aux barreaux et un visage apparut, fixant les jeunes intruses avec envie.
Léna ne put retenir un cri, qui réveilla aussitôt les occupants des autres cages.
Julie s'amusait à leur faire des grimaces, toute à son insouciance et à son amusement.

1
"Tu es sûre que c'est sans danger?"
Julie esquissa un sourire. Le danger, c'était ce qui rendait ça amusant.
Mais Léna n'était pas vraiment du même avis. Elle s'était simplement laissée entraîner dans ce jeu stupide.
Déjà, de jour, le parc lui foutait les jetons. Alors s'y introduire la nuit ! Elle avait tout juste escaladé le portail qu'elle le regrettait déjà.


Diane avait été attrapée par la chose dans le tombeau, et avait disparu avant le générique de début.
L'inspecteur secoua la tête.
"Je suis désolée. Je ne peux pas valider votre permis de personnage principal. Vous pourrez repasser l'épreuve dans un mois, à la prochaine pleine lune." Et il s'envola dans un bruit de papier froissé, laissant la pauvre Diane à sa déception.