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«Je serai intraitable. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on ne mette pas en cause la hiérarchie policière quand il y a de manière évidente un problème.»

Emmanuel Macron, sur le plateau de @Mediapart@twitter.com, 2 jours avant son élection le 5 mai 2017.

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Afrique). À cela s'est ajouté une mauvaise récolte (pandémie COVID19) qui accroît les difficultés.
La France sera incapable de faire contribuer suffisamment la noblesse et clergé pour éponger les dettes et soulager le peuple.
Le résultat sera la révolte de la bourgeoisie en 1789, suivi d'une annulation de la dette française par la révolution.
Aux Armes!

Tandis que d'un côté M. Turgot diminuait la dette exigible, et faisait des remboursements utiles aux citoyens pauvres, de l'autre il diminuait les anticipations ; autre source de la chute du crédit public."

Pour finir, les cadeaux et avantages accordés à la noblesse (et clergé) sont l'origine des difficultés budgétaires de la France du XVIII ème Siècle (comme en 2020), en sus des guerres précédentes faites pour glorifier la puissance des Nobles et Monarchie (États-Unis, Canada, Caraïbes,

et il ordonna le remboursement de celles qui étaient au dessous de douze livres. Dix millions de lettres de change, dues pour des avances faites à nos colonies, étaient exigibles depuis cinq ans, et le payement en était suspendu. M. Turgot en paya d'abord pour quinze cent mille livres, assura un million de fonds par an pour le payement du reste, et offrit des contrats à quatre pour cent à ceux des possesseurs qui les préféreraient.

"Par une suite de la liquidation ordonnée en 1764, plusieurs citoyens avaient perdu leur créance par leur négligence, ou par la difficulté d'entendre et de remplir les formes compliquées qu'on leur avait prescrites. M. Turgot les rétablit dans leur droit, simplifia les formes exigées, et donna six mois pour les remplir. Il vit en même temps que les frais, les formalités nécessaires, rendaient presque nulle la jouissance des rentes d'une très petite valeur ;

Turgot précise bien que l'impôt était inégalement réparti, les biens des Ordres Noble et Clergé mal connus, entre autres, et que le produit fiscal s'évapore entre les mains des percepteurs et nobles chargés de le récolter.
Mais Turgot n'eu pas le temps de mettre ce plan en œuvre et fut démis en 1776.
Auparavant il avait pris la décision d'annuler une partie de la dette, contrairement à sa déclaration de prise de fonction:

"Si quelque obstacle s'oppose à cette réforme, ce n'est pas l'excès de la valeur actuellement existante des contributions déjà payées réellement sur ce même produit net, et d'une manière plus onéreuse, puis qu'elles sont inégalement distribuées, et augmentées de toute la dépense que coûte leur perception. Mais on trouve un premier obstacle dans la nécessité qu'impose cette réforme d'acquérir, par la confection d'un cadastre, une connaissance exacte de la valeur de toutes les propriétés."

Et ceci afin de créer un impôt direct sur le produit net de la terre (production agricole), et les rentes locatives.
Car à la vérité à cet époque seul le Tiers État payait un impôt direct, les Nobles et le Clergé ne payaient leurs impôts qu'indirectement, c'est à dire faisaient supporter leurs impôts à la population.
Établir un tel impôt était le projet de Turgot, c'est à dire de mettre à contribution la Noblesse, ainsi que de saisir une partie des biens du Clergé.

Turgot souhaite rembourser la dette en relançant l'économie premièrement, en libérant le commerce des normes qui servent à de gros commerçants et aux nobles de conserver la mainmise sur le commerce.
Ensuite Turgot souhaite supprimer les impôts féodaux pesant sur le petit peuple: Banalités, Jurandes, Taille, Corvées, Dîme, etc...

elle soutiendra mon courage ; elle a pour jamais lié mon bonheur personnel avec les intérêts, la gloire et le bonheur de V. M. »
Explications à l'attention de Macron:
La France est en mauvaise posture financière après la Guerre de Sept Ans sous Louis XV. Une Caisse d'Amortissement a été créée pour rembourser une dette colossale. Mais celle-ci est supprimée par Turgot, qui souhaite une réforme fiscale et créer une nouvelle Caisse d'Amortissement de la Dette.

V. M. se souviendra que c'est sur la foi de ses promesses que je me charge d'un fardeau, peut être au-dessus de mes forces ; que c'est à elle personnellement, à l'homme honnête, à l'homme juste et bon, plutôt qu'au roi, que je m'abandonne. J'ose lui répéter ici ce qu'elle a bien voulu entendre et approuver. La bonté attendrissante avec laquelle elle a daigné presser mes mains dans les siennes, comme pour accepter mon dévouement, ne s'effacera jamais de mon souvenir ;

Je serai calomnié, et peut-être avec assez de vraisemblance pour m'ôter la confiance de V. M. Je ne regretterais point de perdre une place à laquelle je ne m'étais jamais attendu ; je suis prêt à la remettre à V. M. dès que je ne pourrai plus espérer d'y être utile ; mais son estime, la réputation d'intégrité, la bienveillance publique, qui ont déterminé son choix en ma faveur, me sont plus chères que la vie ; et je cours le risque de les perdre, même en ne méritant à mes yeux aucun reproche.

Je serai craint, haï même de la plus grande partie de la cour, de tout ce qui sollicite des grâces, et on m'imputera tous les refus ; on me peindra comme un homme dur, parce que j'aurai représenté à V. M. qu'elle ne doit pas enrichir même ceux qu'elle aime aux dépens de la subsistance de son peuple. Ce peuple, auquel je me serai sacrifié, est si aisé à tromper, que peut-être j'encourrai sa haine par les mesures que j'emploierai pour le défendre contre les vexations.

J'ai prévu que je serais seul à combattre contre les abus de tout genre, contre les efforts de ceux qui gagnent à ces abus, contre la foule des préjugés qui s'opposent à toute réforme, et qui sont un moyen si puissant dans la main des gens intéressés à éterniser les désordres. J'aurai à lutter même contre la bonté naturelle, contre la générosité de V. M. et des personnes qui lui sont les plus chères.

Je dois observer à V. M. que j'entre en place dans une conjoncture fâcheuse par les inquiétudes répandues sur les subsistances, inquiétudes fortifiées par la fermentation des esprits depuis quelques années, par la variation dans les principes des administrateurs, par quelques opérations imprudentes, et surtout par une récolte qui paraît avoir été médiocre.

L'autorité ne sera jamais tranquille, parce qu'elle ne sera jamais chérie, et que les mécontentements et les inquiétudes des peuples sont toujours le moyen dont les intrigants et les malintentionnés se servent pour exciter des troubles. C'est donc surtout de l'économie que dépend la prospérité de votre règne, le calme dans l'intérieur, la considération au dehors, le bonheur de la nation et le vôtre.

Tant que la finance sera continuellement aux expédients pour assurer les services, V. M. sera toujours dans la dépendance des financiers ; et ceux-ci seront toujours les maîtres de faire manquer, par des manœuvres de places, les opérations les plus importantes. Il n'y aura aucune amélioration possible ni dans les impositions pour soulager les peuples, ni dans les arrangements relatifs au gouvernement intérieur et à la législation.

Mais si l'économie n'a précédé, aucune réforme n'est possible, parce qu'il n'en est aucune qui n'entraîne le risque de quelque interruption dans la marche des recouvrements, et parce qu'on doit s'attendre aux embarras multipliés que feront naître les manœuvres et les cris des hommes de toute espèce, intéressés a soutenir les abus ; car il n'en est point dont quelqu’un ne vive.

D'ailleurs, ces participations aux profits des traitants sont une source de corruption pour la noblesse et de vexations pour le peuple, en donnant à tous les abus des protecteurs puissants et cachés. On peut espérer de parvenir par l'amélioration de la culture, par la suppression des abus dans la perception, et par une répartition plus équitable des impositions, à soulager sensiblement les peuples sans diminuer beaucoup les revenus publics.

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