Laid cran de fumer
(10€ ! )
Le seul projet c’est de vivre ; parce qu’à défaut de mourir il faudra bien crever. Tout emboutir jusqu’à engloutissement, engloutir tous les aboutissements et aboutir dans un gloussement. Tant bien que mal, puisqu'il faut crever, c’est après tout le reste. Si t’as le droit à l’échec, c’est parce qu’il n’y a rien à gagner ; rien qui vaille, où que t’ailles. Sur scène, il y a ceux qui versent dans la contrebasse, au comptoir tu tabasses dans la controverse. 10/10
Cet état, ces conneries, tout ce dialogue intérieur qui te transperce, t’avais en tête que tout cela s'achevait après la puberté. Rien. T’es rien et pas encore assez résigné. Déjà tu le sens le petit embourgeoisé qui tente de s'immiscer dans tes plans sur la comète, à te justifier le travail forcé à coup de conso-mm-l-ation. T’as déjà envie de le crever. C’est bien. Être bien à être ceux qui ne sont rien. Tout ce qu’ils sont, ils l’ont volé. 9/10
Les compteurs à zéro, la balle au centre, entre toi et le prolo, juste deux pecnots en phase d'accession à la propriété, qu'à peine une dizaine de mètres carrés et un jugement de valeur sur la déco intérieure séparent. Dans ton malheur de vie pavillonnaire t'as juste de la chance que la masse n’ait pas fait sienne la seule équation politique qui vaille : un riche, une balle. Et espère pas qu'il s'agisse de Roland-Garros, où tu désespères que ton fiston puisse un jour faire rat masseur. 8/10
La plupart sont déjà über-maqués ou ont un chien. Ça te fait rire, tu fais le sarcastique. Tu penses ta tâche gratifiante, t'es juste une tache, grasse, édifiante. T'auras la même chose, tu signeras pêle-mêle le même PEL avec dix ans de retard, mais t'auras l'illusion de faire un job épanouissant ; tu garderas pas cette avance pendant dix ans, le temps d'ouvrir les yeux sur l'inutilité de ta race. 7/10
Tu t'es vu trop beau, espère pas valoir mieux qu'un bout de balcon en périphérie. Pour l'instant tu te consoles, t'es ni au café, ni à la photocope, mais réfléchis un bout et t'entreverras qu'il vaudrait mieux un sous-taff en featuring avec ta sous-paye. Laborieux de l’insignifiance, t'es là à baver devant de menues responsabilités dans le secteur tertiaire, à être heureux de ne pas être de ces anciens du collège qu'ont migré vers un job direct, quand toi tu partais te branler en faculté. 6/10
Tu te dis que quand même il est temps de jouer au grand, à ton âge tes darons en étaient déjà depuis longtemps des darons. T’es là à essayer de rattraper ta sociogenèse prolongée et ton retard dans la reproduction sociale. Mais tu t'es vu trop beau, tu t'imagines qu'être un bon petit soldat du forfait journée, qui peut un jour palper du trois ou quatre mille œufs ça fera de toi autre chose qu'une énième déclinaison de français moyen. 5/10
Tu fais tes piges sans trop rien piger, tu t'abreuves de justifications à la sauce contexte financier et compétition mondialisée. Le pire c'est que tu t'es pris au jeu, avoue, et qu'à chaque fois pendant les 25 jours qui s'espacent entre tes fiches de paye, tu t'es cru salarié, à bosser comme les contractualisés, voire même de temps à autre à partir le dernier, à être celui qui ferme le loquet des locaux, quand t'es surtout celui qui ferme son clapet pour des copeaux. 4/10
Pas encore rempli de déclaration d'impôt, que t'as déjà bien peaufiné tes qualités de suçage de boules. Normal ; t'es stagiaire, intérimaire, précaire, ou n'importe quel autre qualitatif pour de la demère. Tu sais même pas quel génie du mal a inventé ça, que de toute façon tu t'en fous, prêt à tapiner pour une ligne sur ton cv, qu'un an d'inactivité ça ferait pas très employabilité. Sérieusement t'as réellement gobé ces histoires de montée en compétence et d'acquisition de savoir-faire ? 3/10
Et le reste de maintenant qu'est soit rien, soit encore mal identifié. Impossible de pouvoir saisir l'envie de participer à la course. Être encore là pour en jacter au lieu de s'être flingué c'est déjà signer l'aveu de son échec. Va donc vendre le récit de la noirceur des tiens, ceux de la base resteront bel et bien là à écumer sur la crête du seul problème : on m'a confisqué mon flingue, alors la corde, le gaz ou l'overdose ? 2/10
#pamphlet ÊTRE BIENS À ÊTRE CEUX QUI NE SONT RIENS
Comme un concours de foire agricole, bête et bestial, pour le titre de génération perdue, cramée. A chaque fois revendiquer le titre de fond du trou. Les décombres de la libération, la morale de l'autoritarisme, la décadence de l'esthétisme, la misère de la classe ouvrière, les sirènes du socialisme réel, la valse des cocus de la révolution des mœurs, la poudre des années frics, le chimique des années teufs, la descente des années web... 1/10
PRENDRE L'HELVÉTIE POUR DES LENTS TERNES
Canicule. Prendre le métro, en tout bien toute odeur.
Pourrie, capitale de la Rance.
MODERNE TAULE KING
Il y a eu les clopes et les potes, le reste, la fête et la dope. La fête se tasse, les potes se cassent, les autres lassent mais ne laissent. Meilleurs partent premiers ? A ce sujet, rien qui puisse s'affirmer. Dans ce qui perd, dur, épars, pillé, écart, teulé ; du liquide au vaporeux, de l'intra sec à l'extra hors des nerfs, la tête en retrait, constance dans l'absence. A la face du monde qui a continué de tourner. Cracher. Vaquer à être heureux. Réessayer par défaut.
"J'suis un grizzly tu n'es que Baloo
(...)
T'es flingué comme un feat de Bruel et Garou
(...)
Comme Zora Hurston j'vis de ma plume
J'dois rien à personne comme quand j'avais pas d'thune"
#rapgame
#Perec, le refus du désenchantement http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/SALGAS/57579
17/4/17 à 3h33, 3 toots/jours
17 - 4 = 13 ("Un 3")
Ok. Le 3 est mon nouveau chiffre !
#numerologie
Journal de 6h sur France Inter relate une expérience anglaise en cours avec du LSD "bénéfique pris en toutes petites doses, 10, 20 ou 50 GRAMMES". Mouais n'oubliez pas de rajouter un μ (micro) avant d'appliquer ces conseils. L'éducation aux drogues en France...